dimanche 16 mars 2014

Peter Behrens - Les O'Brien

Éditeur : Philippe Rey - Traduit de l'anglais (Canada) par Isabelle Chapman - Date  de parution : Février 2014 - 477 pages et un enthousiasme réduit à peau de chagrin...

1887, Canada. Les cinq enfants O'Brien dont la beau-père n'est qu'un bon à rien assistent impuissants à la mort de leur mère. Joe l'aîné décide qu'ils doivent se rendre aux Etats-Unis. Il a trouvé un endroit pour chacun de ses frères et sœurs même si tous se retrouvent dispersés au quatre coins du pays. Travailleur, Joe monte une société de chemin de fer. A Los Angeles où vit son frère  Grantham, il rencontre Iseult orpheline depuis peu qui cherche dans cette ville à démarrer une nouvelle vie.

Je me suis plongée dans ce roman avec un enthousiasme non dissimulé. L'histoire de la fratrie des O'Berhens et  la famille constituée par Joe et Iseult que l'auteur nous invite à suivre sur des décennies avait tout pour me plaire.  Joe a pour ambition la prospérité de son entreprise, il s'agit d'une revanche sur son enfance.  Malgré la naissance de leurs trois enfants, Iseult porte la blessure du décès de leur premier enfant dont elle impute la faute à  Joe. Ce dernier peu enclin à montrer ses sentiments et ses souffrances quitte le foyer conjugal de temps en temps pour s'isoler et s’enivrer dans des chambres d'hôtels. Lui qui voulait le bien de ses frères et sœurs accepte mal l'échec que leurs vies prennent des tournants différents. Les enfants grandissent, Iseult ne reconnait plus l'homme dont elle était tombée amoureuse. Et l'Histoire inscrit son empreinte. Grantham participe à la Première Guerre Mondiale en se  se préoccupant peu de son épouse et de sa fille. A son retour, il s'agit d'un homme différent qui ne cesse de clamer la cause Irlandaise.

Et à partir de ce moment, tout s'accélère. On passe très vite , trop vite, de la grande dépression de 1929 à la Seconde Guerre Mondiale avec une trame qui ne réserve aucune surprise pour la suite du roman. 
Les enfants devenus adultes opèrent des choix avec lesquels Joe n'est pas d'accord. Ce qui aurait pu être une fresque passionnante tombe dans du déjà lu à maintes reprises. Mon enthousiasme n' a fait que s'amoindrir pour s'éteindre complètement.... Dommage !

Le billet de Valérie

12 commentaires:

keisha a dit…

J'aurais pu le lire, mais bon, ça ne me disait trop rien... (mon instinct est parfois bon) ^_^

sylire a dit…

Le billet de Valérie n'est pas plus enthousiaste que le tien.

Kathel a dit…

J'étais tentée, mais deux avis plus que mitigés, c'est bien assez pour me décourager !

krol a dit…

Et bien voilà un livre en moins à noter...

Valérie a dit…

Comme toi, j'étais très tentée et j'avais lu des avis très enthousiastes sur des blogs anglo-saxons. Alors, est-ce un problème de traduction, je ne sais pas mais c'est une déception.

Clara a dit…

@ keisha : tu pourras me prêter ton instinct/radar?

@ Sylire : et roui....

@ Kathel : au départ, je me disais saisi un bon roman et au fil des pages à cause de la trame sans surprise, j'ai déchanté...

@ Krol : soyons positifs:)!

@ Valérie ; je n'ai pas trouvé bancale la traduction mais l'histoire se devine trop facilement..

Jostein a dit…

Je ne l'avais pas retenu non plus, plutôt faute de temps, mais je ne regrette donc rien.

keisha a dit…

Cet instinct est souvent couplé avec un coup d'oeil vers la pAL, tu sais. ^_^

Natiora a dit…

La couverture et le résume m'auraient incitée à tenter le coup, mais ton avis me donne plutôt envie de passer mon chemin.

Manu a dit…

Dommage, je passe alors.

Laure a dit…

J'hésitais ... et bien je n'hésite plus

zarline a dit…

J'avais lu le billet de Valérie et bon, deux avis très mitigés, ça va être dur de remonter la pente jusqu'à ma LAL ;-) Très bonne prochaine lecture Clara!

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