mardi 28 février 2012

Cécile Coulon - Le roi n'a pas sommeil



Éditeur : Viviane Hamy - Date de parution : Janvier 2012 - 143 pages et un coup de cœur ! 

De cette auteure, j'avais lu "Méfiez-vous des enfants sages" que je n’avais pas aimé. Une rencontre ratée (et je me mords les doigts de ne l’avoir pas gardé)? Peut-être. Toujours est-il que j’ai eu un coup de cœur pour son dernier livre. 
En 143 pages, elle instaure  une ambiance, ses personnage sont réels, prennent vie. On les visualise. Il n’y a pas que de  l’enrobage dans ce livre. Loin de là, beaucoup de densité, d’émotions qui prennent à la gorge pour nous dérouler une histoire. L’écriture est précise et fourmille de détails mais sans noyer le lecteur. Cécile Coulon jongle habilement avec les mots. 

Etats-Unis, nous sommes dans les années 1920, Mary et  William et Mary sont un couple tranquille habitant dans une petite ville de deux mille habitants. Lui ne parle pas pas beaucoup, elle est discrète. Leur fils unique Thomas est un garçon sans problème. Une vie de famille ni riche ni miséreuse  mais où l’on ne se plaint pas. Des vies subies comme tant d'autres. Tout bascule avec l’accident à la scierie où William y laisse une main. Je n’en dis pas plus !

Avec ce roman, Cécile Coulon m’a époustouflée! Métaphores, mots qui percutent  et qui vous sonnent, maîtrise absolue pour dessiner les destins de ses personnages.  Ce livre m’a fait le même effet que le retour de Jim Lamar de Lionel Salaun. On pense à un auteur américain au vu des descriptions et du style et bien non !
Un coup de cœur total et un livre hérisson tant j’y ai inséré des marques-pages !


Parfois, ils se serraient l’un contre l’autre, éblouis par la lumière ; deux chats de campagne qui se lèchent mutuellement les oreilles avant de s’enfuir dans l’escalier d’une cave humide. Ils n’étaient pas heureux. Ils voulaient juste avoir le temps de s’ennuyer, de regarder les plants de salade cuire au soleil sans devoir se lever pour aller les arroser. Petit à petit, ils s’éteignaient, semblables à des bougies dont la cire se consume.

Son corps avait pris de l’assurance, lui non. Son âme ressemblait à un miaulement sorti d’un bunker. 

Les billets de Moustafette (merci!!), Un autre endroit pour lire , Ys.
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