vendredi 13 mai 2011

Rosa Montero - Belle et sombre

Éditeur : Métailié- Date Parution : Avril 2011 - 190 pages envoûtantes !

Ce roman magnifique de Rosa Montero s’ouvre sur ces lignes : Tout s'est passé à une époque reculée de mon enfance dont je ne sais plus maintenant si je m'en souviens ou si je l'invente : car en ce temps-là, pour moi, le ciel ne s'était pas encore détaché de la terre et tout était possible. L'univers venait d'être créé, comme avait pris soin de me l'expliquer doña Barbara : “Quand je suis née, m'avait-elle dit, le monde a commencé.” Comme j'étais petite et elle déjà très vieille, cela m'avait semblé un temps très long. »
Et il est difficile de résumer un tel livre ! La narratrice est une fillette Baba enlevée de l’orphelinat pour vivre avec sa grand-mère doña Barbara. Une grand-mère qu’elle ne connait pas mais que tout le monde respecte. Son fils Segundo, homme violent trempant dans les combines est marié à Amanda, douce et craintive. Chico leur fils tremble de peur devant Segundo. Toute la famille loge dans un hôtel d’un quartier populaire où les règles d’honneur et de clans règnent.  Heureusement,  le quotidien est émerveillé par les récits d‘Airelai. Femme de petite taille qui possède les  pouvoirs  mystérieux de la magie ainsi que des dons. Grand-mère doña Barbara attend l’arrivée du père de Baba, Maximo, le fils admiré et aimé. A travers les yeux de Baba et les récits envoûtants d’Airelai, Rosa Montero nous fait voyager dans un monde à la frontière de la réalité et de l’onirique. L’histoire se déroule comme dans un décor où le rouge, le noir et  l’or se côtoient.  Entre les rires, les drames qui secouent le quartier, la fillette découvre le monde.
Comme dans instructions pour sauver le monde, le sombre et  l’obscur de la vie sont conjurés par le  charme et la grâce de l’écriture de Rosa Montero.   Il s’agit d’une lecture où d’où je suis ressortie  avec les yeux pétillants d’étincelles  et la tête remplie d’étoiles !
De toutes les sortes de cruauté que j’ai connues, la plus répandue est celle de celui qui ignore qu’il est cruel. Les êtres humains sont comme ça : ils détruisent et torturent, mais ils se débrouillent pour se croire innocents.
Les billets de Keisha ( fan inconditionnelle des publications Métailié), La scie rêveuse, Tournez les pages
Merci à Babelio pour ce livre reçu lors de l’opération Masse critique.
En route pour l'Espagne!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...