samedi 31 juillet 2010

C'est aussi ça la blogosphère...

Une surprise de taille dans ma boîte aux lettres....
Pickwick m'a expédié un colis. alors que je ne m' y attendais pas du tout.







Très émue, je suis touchée...

C'est ça aussi la blogosphère : des liens, des échanges qui se tissent bien au delà des blogs, des gestes d'amitié qui vont droit au cœur...

Et la photo de la jolie carte

et celle du marque-page de la ville de Lyon :




Merci Pickwick, tu es trop gentille!

Les livres sont Ida d'Irène Némirovsky ( des nouvelles !) et Autant en emporte la femme d'Erlend Loe (humour diabolique!) .

Trop gâtée, merci, merci et merci !

Alors, elle est pas belle la blogosphère?


Le résultat du jeu concours

15 participants et 5 livres à gagner...
Je sais que vous êtes impatients de connaître les résultats, je vous imagine à vous ronger les ongles, à enrouler une mèche de cheveux nerveusement autour de votre doigt ou à engloutir la tablette de chocolat format familial…

La tension est à son apogée? Alors, go!

Procédons dans l’ordre :

D’abord les petits papiers avec le nom des participants.




Touillage dans le bol de la balance de cuisine ( qui je l’avoue sert uniquement à peser les livres voyageurs…)



Les huissiers attentifs



Et enfin, le tirage au sort par une main innocente ? Celle de grande de Fifille Ado (levée pour regarder ses séries télé ), petit Fifille Ado étant toujours au lit...
Pause sur la télécommande et "bon, on se dépêche, m'man !"




Roulement de tambour…..



















Les gagnantes du livre « Un jour en mai » de George Pelecanos dans la collection Polar aux éditions Points sont : Cathulu, Herisson08, Lasardine, Canel et Maggie

Merci de me transmettre vos adresses postales rapidement !



que je remercie chaleureusement au passage, se charge de vous envoyer le livre.


Alors, c'est pas beau la vie?

Yasushi Inoué - Le fusil de chasse


Collection : Le Livre de poche- Date de parution : 12/2008 - 96 pages où les non dits de l'amour voient le jour et les personnalités se révèlent.

Suite à la publication d'un poème sur un chasseur aperçu une fois, le fusil à l'épaule dans les montagnes, le narrateur reçoit une lettre de cet homme. Le chasseur le met dans la confidence de sa peine et lui expédie trois lettres rédigées par trois femmes différentes.

Trois lettres : la première est celle de la fille de sa maîtresse, la seconde est rédigée par son épouse et la dernière a pour auteure sa maîtresse Saïko.
Les lettres ont comme dénominateur commun la mort de Saïko et l'adultère mis à jour.
La fille découvre que sa mère avait un amant et qu'elle lui a menti pendant de nombreuses années. Trompée dès son mariage, l'épouse n'avait rien dit de cette relation dont elle connaissait l'existence. La maîtresse révèle la nature de son amour dans une dernière lettre.

L'amour trempé dans le mensonge y est décrit sous différents points de vue et se drape de différents sentiments : la trahison, le dégoût, la peine, les regrets ...

C'est beau, très beau. L'écriture est sublime, pas de fioriture, seulement des mots choisis avec précision pour révéler la personnalité cachée de ces trois femmes.


L'avis de Sylire et de Marie.

Un roman conseillé par mes libraires et qui s'inscrit dans deux challenges :

vendredi 30 juillet 2010

Le corps de l'écrivain

Dernier thème avant les vacances chez les Impromptus Littéraires...


Seule une faible lueur parvient à se glisser à travers les barreaux dans ce trou. Une paillasse humide, une couverture mitée, un vieux seau en plastique et une chaise branlante, voilà ce que j’ai dans ma cellule. Les mots m’ont conduit ici. Oser écrire la vérité sur mon pays, sur sa politique et la corruption ne m’a valu que des ennuis. Mon premier livre a causé de grands effrois dans les sphères dirigeantes. On me l’a fait comprendre. Roué de coups par des soldats, j’entends encore le bruit cinglant du fouet sur mon dos. J’ai serré les dents, les soldats ont juste rigolé, satisfaits de leur travail. Ma femme m’a soigné et m’a supplié de me taire. Jamais ! De mon vivant, je dirai ce que mes yeux voient. Ma langue ne dit jamais un mot, ce sont mes mains qui parlent, qui décrivent l’envers du décor. J’ai quitté ma femme pour sa sécurité, je me suis enfui loin de chez moi pour crier au monde ce qu’il ne sait pas.
Pendant des mois, je me suis caché. Ecrivant le jour et la nuit comme envahi d’une fièvre jusqu’ à m’écrouler de fatigue. Mon corps tremblait et j’exultais ma rage par les mots aussi durs et cruels soient-ils. Un voisin a été alléché par le prix de la dénonciation. Mon nom contre de la nourriture pour sa famille affamée. Quand les soldats m’ont arrêté, il a détourné son regard du mien. Eméchés, titubant sous l’effet de l’alcool, deux des soldats m’ont brulé les mains avec leurs mégots de cigarettes et cassé les doigts.
-Regarde tes mains, elles ne pourront plus jamais te servir pour cracher sur notre gouvernement !

Jeté comme un chien dans ma cellule, je subis depuis des humiliations de la part des gardes. Mes mains portent les stigmates d’avoir voulu lever le voile sur l’obscur. Mon corps est devenu l’ombre d’un vieillard qui s’allonge sur le sol pour lécher une gamelle.
Mais, je crois encore en la force des mots, c’est ce qui m’empêche jour après jour de sombrer dans la folie.

Jean-Philippe Toussaint - Faire l'amour


Editeur : les Éditions de Minuit - Date de parution : 17/09/2009 - 159 pages

Extrait de la quatrième de couverture :
C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent.

Au début de ma lecture, je me suis demandée à quoi jouait ce couple et surtout le narrateur. Il m’est apparu désorienté, en prise à des pulsions mêlant amour, regrets, amertume. J’ai suivi le fil de ses pensées et de ses actes passés au microscope. Noyée dans les descriptions, j’ai eu l’impression d’assister à un naufrage de ces quelques jours passés à Tokyo. Faire l’amour, aimer, vouloir se détacher de l’être aimé, trouver des réponses dans la fuite à travers la ville…

Seule Marie m’a touchée, elle qui semble vouloir s’accrocher à cet à cet amour.

Le livre comporte un « décryptage », sa place dans la carrière de l’auteur, le tout rédigé par Laurent Demoulin. Malgré toutes ces explications qui mettent ce livre sur un piédestal, mon avis est mitigé…

L’écriture de Jean-Philippe Toussaint m’a déstabilisée. Lire à nouveau cet auteur ? je ne sais pas..

Merci à George pour l'organisation, à Alice et à Zaza pour le prêt !

Livre lu dans le cadre du Prix Indiana où vous trouverez d’autres avis.

Tag musical

Un tag qui passe sur les blogs et je commençais à croire que personne ne voulait me le passer de peur que je beugle Miossec ! Mais Géraldine a pensé à moi, merci.

Si quelqu'un vous dit "est-ce que c'est bien?", vous dîtes :

Paradis inanimé de Mylène Framer.
Ok, c’est très pas très gai mais les paroles sont magnifiques :

Dans mes draps de chrysanthèmes
L'aube peine à me glisser
Doucement son requiem
Ses poèmes adorés
Dans mon lit, là, de granit
Je décompose ma vie
Délits, désirs illicites
L'espoir, le rien et l'ennui
Mais pour toujours
Pour l'amour de moi
Laissez-moi mon...

Délétère, moi délaissée
Et mourir d'être mortelle
Mourir d'être aimée

Emmarbrée dans ce lit-stèle
Je ne lirai rien ce soir
Ne parl’rai plus, rien de tel
Que s'endormir dans les draps
Du noir




Comment vous décririez-vous?
Une bonne carcasse de Miossec. Je rigole car ma carcasse tient plus du bricolage pharmaceutique…

Qu'est-ce que vous aimez chez un garçon?
Angel Dust d’Arroon donc qu’il soit une poussière d’ange…


Comment vous sentez-vous maintenant?
Dancing queen d’Abba. Ben oui tant qu’à faire…Un peu de gaité enfin !


Quel est votre but dans la vie?
Comme le poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg… Je fais des trous, des p’tits trous !
Ma carrière est lancée, j’achète une perforatrice !


Que pensent vos amis de vous?
Que je suis loin de la foule – Miossec

De peur que tout s'écroule
Je n'ai rien dit, je n'ai rien fait
Je me suis coulé dans le moule
J'ai étouffé tous mes soupirs
J'ai même retenu mon souffle
Pour ne plus te voir t'envoler

De peur que tout s'écroule
J'ai fracassé tous mes regrets
Enseveli mes souvenirs
Pour ne plus te voir partir
Pour ne plus te voir t'enfuir

De peur que tout s'écroule
J'ai tenté de m'effacer
Essayé d' me raturer
Je me suis même aspiré
Bien avant d'être balayé
Devant la porte d'entrée

Je me suis anéanti
Sans un seul mot d'esprit
J'ai si bien joué mon rôle
Que personne n'a trouvé ça drôle

Ca y est , et là j’ai les larmes aux yeux !



Que pensent vos parents de vous?
Smells Like Teen Spirit de Nirvana… sans commentaire.

A quoi pensez-vous souvent?
Au jardin des orangers de Colin Chloé …Où les gens heureux travaillaient à leur ryhtme et puis la productivité y a mis son grain de sel…


Qu'est-ce que 1+1?
Starlight de Muse…
Normal, la tête dans les étoiles, je ne correspond plus aux normes actuelles : rentabilité, conformité…


Que pensez-vous de votre meilleur(e) ami(e)?
Tout d’abord , je n’ai pas de meilleure mais des amies !
One de U2… elles sont toutes uniques à mes yeux !

Quelle est l'histoire de votre vie?
La grande marée de Miossec…Ma vie est comme le ressac et la marée, j’ai cherché à l’accrocher… mais rien à faire.

J’aimerais tellement t’amadouer
T’amarrer aux pontons
Ne plus te laisser dériver
Et devenir le vieux garçon
Qui saura te repêcher
Quand arrivera la grande marée
Je tiendrai la corde je te ramènerai
Dans mes filets



Que pensez-vous lorsque vous voyez la personne que vous aimez?
Toujours aimer d’Edith Piaf ! Et sans tricher !

Que jouera-t-on à vos funérailles?
Aux sombres héros de l’amer de Noir désir…
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide
Always lost in the sea
Always lost in the sea
Tout part toujours dans les flots
Au fond des nuits sereines
Ne vois-tu rien venir ?
Les naufragés et leurs peines qui jetaient l'encre ici
Et arrêtaient d'écrire...


Quel est votre hobby?
Quand Marilou danse reggae de Serge Gainsbourg ..
Non, je ne suis pas une obsédée d’aileurs je ne mets pas les paroles de la chanson.


Quelle est votre plus grande peur?
Les dessous chics … Vive la culotte playtex !

Quel est votre plus grand secret?
Un autre monde de téléphone… et oui moi aussi, je rêve d’un autre monde !

Que pensez-vous de vos amis?
Enjoy The Silence de Dépêche Mode. Qu’ils m’aiment comme je suis !

Quelle est la chanson de votre vie ?
Ce n’est pas une chanson mais des albums complets. J’ai peur du résultat. Allez, go !
Roxy Music de Bryan Ferry … Ado, j’ai fantasmé sur ce chanteur et sa voix !

Qu'est-ce qui vous décrit?
Mes crimes : le châtiment de Miossec.
Je m’assume et je ne regrette rien…

Allez, voaus encore droit aux paroles:
Je ne renie pas mes crimes
Je ne chipote pas sur le châtiment
Car j’ai quitté la société civile
Quitte à en devenir délinquant

J’ai embarqué ma carabine
Echafaudé des plans
Je ne suis pas un pousse-au-crime
Je veux juste en sortir vivant

On peut parfois toucher au sublime
Comme on peut partir les pieds devant
Et puis un beau jour quitter la ville
Quand on marche sur le fil
On ne change jamais vraiment
Si je reste si indocile
J’ai respecté tous mes serments

Je ne sais pas prier
Je ne sais que te dire
J’ai déjà perdu beaucoup trop de mon temps
Je ne sais que crier
Je n’ai rien à t’offrir
Est-ce que désormais tu me comprends
...


Quel titre allez-vous donner à ce billet?
La ballade de Melody Nelson…


A mon tour, je passe ce tag à Katell, Véro et Marie

Et je me fais plaisir, la vidéo de Roxy Music... je me pâme !



Et j'en profite pour vous faire découvrir Colin Chloé


Le marin

Colin Chloé | MySpace Music Videos

jeudi 29 juillet 2010

F.W. Crofts - Le tonneau


Editeur : RIVAGES POCHE - Date de parution : 12/05/2010 - Traductrice pour la VF : Dominique Mainard - 500 pages qui se lisent en apnée ...

Quatrième de couverture :
Londres, 1912. Les docks Sainte-Katherine. A l'intérieur d'un tonneau d'apparence anodine, on découvre le cadavre d'une jeune femme vêtue d'une robe de soirée. Qui l'a assassinée ? (…) Aux prises avec un plan d'une ingéniosité diabolique, deux policiers - le Français Lefarge et l'Anglais Burnley - sillonnent l'Europe pour démêler l'écheveau d'un des crimes les plus inventifs du début du XXe siècle.

Un des grands classiques de l'énigme, indispensable dans la bibliothèque de l'amateur de mystère.

"Sans doute le meilleur premier roman policier jamais écrit." (Raymond Chandler)


Une quatrième de couverture qui ne ment pas…
Je n’ai pas mis le résumé en entier car je trouve qu’il en dit de trop ! Surtout ne le lisez pas avant d’ouvrir ce bijou !

Je suis heureuse ! J’ai enfin pu terminer ce livre en savourant l’ambiance de cette époque. Et un roman policier de surcroit. Moi qui ne suis pas forcément une adepte de ce genre, j’ai été conquise !

Déjà, je me suis retrouvée dans un monde aux allures, certes désuètes, mais si agréables. Les transports par bateau, les télégrammes, Scotland Yard, un savoir vivre oublié… Car si je frappe à la porte d’une administration quelconque et que je demande un renseignement, je ne suis pas certaine qu’on me réponde « Oui Madame, je vais voir que je peux faire. Voulez–vous bien patienter ? ». Dans ce livre, on trouve des personnages polis et plaisants, l'atmosphère palpable de Londres et de Paris en ce début de XXième siècle.

Une intrigue ficelée avec brio et portée par une écriture délicieuse… je vous le dis : un pur moment de bonheur !

Un grand merci à Hélène, à mes mimines qui ont eu un moment de faiblesse mais qui se sont montrées efficaces (repos maintenant), et à

mercredi 28 juillet 2010

Comment augmenter notre PAL ?

Herisson08 propose un outil "augmenteur de PAL " !
Désolée, je vais faire un copier/coller de chez Sandrine (SD49) chez qui je me suis inscrite ( à cause de mes mimines...)

Le principe est bien expliqué chez Herisson08 et chez Sandrine...

J'ai fait un copier/coller du fameux principe :

Vous envoyez UN livre, et vous faites passer la chaine à 6 personnes volontaires, qui elles même là font passer à 6 autres personnes. Ce sont ces personnes là qui vous envoie un livre...

Vous recevez donc... 36 livres !
Pour que ça marche il faut que tout le monde joue le jeu, ce qui signifie qu'il vaut mieux demander aux 6 personnes plutôt que de leur donner la chaine de force. De plus il n'y a aucune assurance de recevoir 36 livres, puisque certaines personnes peuvent arrêter la chaine... mais même si seulement la moitié joue le jeu, c'est déjà largement assez énorme pour nos PAL.


Les adresses restent personnelles, on évite donc de les afficher sur des blogs ou forum, on les transmet uniquement par mail, et on essaye de rester en contact pour savoir ce que la chaine devient.


Incriptions par commentaire à ce billet

Donc si vous avez tout suivi, je recherche 6 personnes...

Première inscrite : Katell!

Et une deuxième inscription : Sofynet !

Michèle Halberstadt - Un écart de conduite


Editeur : A. Michel- Date de parution : 04/2010 - 138 pages bien trop courtes pour un tel sujet...

En 1974, Laure rompt avec sa famille et devient serveuse dans un bar des Landes dont le propriétaire livre aussi d'étranges colis. Naïve, Laure, 19 ans, se fait arrêter pour trafic de drogue et se retrouve condamnée à 6 ans de prison. La seule personne qu’elle préviendra sera son grand-père Dada.

Un livre qui a tout pour faire un film. Mais question lecture, toute cette histoire m’est apparue bien légère. Le grand-père trempé dans un milieu pas très catholique et qui va organiser la fuite de sa petite-fille, lui trouver des faux papiers et une nouvelle identité… Passons !

Par contre, la peur qu’éprouve Laure est toujours présente malgré les années qui passent. Sentiment qui l’étouffe et l’empêche d’évoluer dans la vie. Même mariée, elle reste prudente trop d’ailleurs pour ne pas évoquer de soupçon. Elle se veut la personne à qui on ne peut rien reprocher.

Doit-on payer toute sa vie pour un écart de conduite? Le thème n'est pas assez creusé et la fin m’a déçue… Une lecture qui sera très vite oubliée…

Le billet d'Hérisson08 pour qui c'est un coup de cœur.

mardi 27 juillet 2010

Nathacha Appanah - Le dernier frère


Editeur : Points - Date de parution : 21/08/2008- 210 pages très belles...

Un homme âgé, Raj, demande à son fils de le conduire sur la tombe d'un enfant, David mort à l'âge de 10 ans. Les souvenirs de Raj remontent et il nous raconte sa vie.
Un père alcoolique et violent, une vie miséreuse dans un village à l'île Maurice, les jeux avec ses deux frères, une mère aimante. Un drame survient, ses deux frères meurent à cause d'un cyclone. Peu de temps après, la famille déménage, son père devint gardien de prison et Raj, neuf ans, observe derrière la grille un enfant blond aux yeux bleus : David. Raj en manque cruel de l'amour de ses frères va tout faire pour se lier d'amitié avec David, le juif de Pragues. Nous sommes en 1945 et Raj ignore ce qui se passe dans le monde...

Un livre fort où l'on se retrouve face à un homme rongé par la culpabilité et ses remords.Pourquoi ses deux frères sont morts et pas lui? C'est lui qui aurait dû mourir, lui, le plus faible et le maladif. A travers l'amitié qui va naitre entre Raj et David, Raj essaie de retrouver un frère. Sentiment qui sera fatal à David.
Nathacha Appanah explore la palette des sentiments : Raj animé d'un sentiment d'amour fraternel pour David et qui essaie de remplacer ses deux frères, la crainte et la peur devant un père alcoolique et violent, la douceur de la mère. Le fardeau de la culpabilité ne s'est jamais allégé pour Raj et Nathacha Appanah nous le décrit avec pudeur et force. Les descriptions de la nature luxuriante sont magnifiques.
L'auteure nous relate un événement peu connu de l'histoire de la seconde Guerre Mondiale : la déportation de juifs essayant de rejoindre le Palestine pour fuir le Nazisme et refoulés sur l'île Maurice.

L'écriture est toujours aussi belle que dans la noce d'Anna mais les thèmes sont incomparables.

L'avis de Sylire qui renvoie à d'autres liens.

"Je ne sais pas si je dois avoir honte de le dire mais c'es ainsi : je ne savais pas qu'il y avait une guerre mondiale qui durait depuis quatre ans, quand David m'a demandé, à l'hôpital, si j'étais juif, j'ai dit non parce que j'avais la vague impression que juif désignait une maladie puisque j'étais dans un hôpital, je n'avais jamais entendu parler de l'Allemagne, je ne savais pas grand-chose en réalité. J'avais trouvé David, un ami inespéré, un cadeau tombé du ciel et en ce début d'année 1945, c'est tout ce qui comptait pour moi."

lundi 26 juillet 2010

L'origine métaphysique du livre pour La Poste!

Qu’est ce qu’un livre, me direz-vous ? Des mots, des histoires couchées sur du papier mais pas pour la Poste !

Ce matin, je me rends à la poste de mon quartier avec mes livres voyageurs emballés. Une nouvelle employée, regard sévère et bouche pincée me demande :
-Ce sont des livres ?
-Oui, et je l’ai marqué dessus.
-Donc, ce n’est pas un affranchissement courrier, il faut les expédier en minimax
-Comment ?
-D’après la directive, les livres en sont pas considérés comme des documents.

Ebahie, je reste un moment perplexe.

-Mais un livre c’est du papier comme n’importe quel autre document. Puis-je voir votre directive ?
L’employée émet un « pfouu » faible mais que mon ouïe fine a bien entendu. Bref, ça ne lui plaisait pas (pour rester polie) de se justifier.

La Poste propose des solutions pour tous les envois (comme c’est gentil) :

Je veux envoyer par exemple une lettre ( de félicitations un auteur), une carte de vœux (à ma grand-mère), une facture ( à Fifille Ado pour le temps que je passe à ranger sa chambre), un bon de commande (de livres!), une résiliation de contrat, youppie, c’est un document !

Et en italique, il est indiqué à l’exception des livres, catalogues, journaux ou périodiques. La fameuse directive donne comme définition du document : « une communication écrite sur un support papier ».

-Quelque chose m’échappe… un livres est bien une communication écrite sur papier, vous êtes d’accord avec moi ?

Gênée, elle me fait un petit oui de la tête.
-Bon et bien, on poste le tout en affranchissement courrier !

Cette fois, j’ai réussi à passer outre la directive. Désormais , j’irai à la machine affranchissement qui s’en tape de cette fameuse directive destinée à nous faire payer un affranchissement encore plus important! Non mais....

Chris Cleave - Et les hommes sont venus


Editeur : NIL - Date Parution : 25/02/2010- 341 pages dont on ne sort pas idemne ...


Petite Abeille, Nigérienne, est dans un centre pour réfugiés à Londres depuis deux ans. Deux ans, durant lesquels elle a appris à parler un anglais impeccable pensant que ce serait suffisant pour être acceptée en Angleterre. A sa sortie, elle téléphone à Andrew et à Sarah, un couple de touristes dont sa fuite a croisé la route deux plus tôt sur une plage du Nigéria. Car Petite Abeille et sa soeur aînée tentaient d'échapper aux hommes qui sont venus incendier le village et tuer tout le monde. Le choc de deux mondes, de deux visions vont changer la vie de ces personnages. Au fils des pages, on comprend ce qui unit Petite Abeille à Andrew et Sarah...

Quel livre ! Un fois commencé, je n'ai pas pu le lâcher. Même si ce livre débute avec de l'humour quand Petite Abeille aide les autres réfugiées à parler en Anglais, la suite l'est moins.
Tous les jours ou presque, on lit ou entend qu'il y a des conflits dans des pays d'Afrique , informations auxquelles on prête une oreille plus ou moins attentive. Mais si un jour, on se retrouvait dans un de ces pays à devoir sauver un de leur habitant contre l'un de nos doigts. Est ce que l'on accepterait ou non? Notre vie en serait bouleversée quelque soit la réponse.

Le livre alterne le récit de Petite Abeille et celui de Sarah jeune femme moderne dont le couple battait déjà de l'aile lors de leur voyage au Nigéria.
Au fil des pages, on apprend ce qui s'est passé réellement sur cette plage et les conséquences...

Petite Abeille m'a touchée. Ses propos sur le regard que l'on porte sur les pays d'Afrique est percutant, dérangeant. Courageuse, elle sait jouer de la langue anglaise pour défier bien des situations. Ses espoirs se transforment un une résignation passive, elle qui souhaite juste être acceptée dans un pays où l'on veut d'une réfugiée supplémentaire qui viendrait grossir le flot important des demandeurs d'asile.
Sarah se cherche, essaie de vaincre ses démons, se pose des questions et tente d'avoir un nouveau départ dans la vie.

La fin est inattendue et m'a stochée... comme s'il fallait que ce soit toujours les mêmes qui fassent preuve de courage et d'humilité.

Un livre dense sur un sujet difficile. On est amené à se poser de questions et à regarder sa conscience bien en face...
Une lecture marquante, un témoignage sur deux mondes que tout sépare sauf l'idée de la liberté que chacun en fait.

Un coup de coeur !


Un grand merci à Leiloona pour ce livre voyageur, Stephie a également beaucoup aimé, d'autre avis chez l'ami BOB.

dimanche 25 juillet 2010

Anne de Rancourt - Un mètre quatre


Editeur : Pocket - Date de parution : 03/06/2010 - 128 pages

Nanou, sept ans, est hospitalisée ou elle comme elle le dit elle fait « des stages d’hosto ». Parce que ce monde, les « firmières », elle connait à force. Sa tante Alice lui offre un cahier bleu pour « dire tout ce qu’on a mal au cœur ou envie de rigoler ». Nanou écrit avec ses mots, son langage : la maladie de sa maman, la jalousie qu’elle éprouve envers sa sœur ainée, les copines et puis l’amour immense de sa tante.

Le hasard fait qu’il y a cinq jours j’ai écrit un billet sur Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt, une lecture qui m’avait bouleversée.

Un mètre quatre reprend ces mêmes thèmes: la maladie, le monde médical racontés par un enfant. Le récit est de la main de Nanou, sept ans, mais j’ai été gênée par les phrases trop infantiles. J’ai trouvé que l’ensemble du livre baignait dans les bons sentiments comme si l’auteure en faisait de trop. Quand Nanou parle de la sclérose en plaques de sa maman et de ses craintes : c'est juste et touchant.

La dernière page m’a laissée perplexe. Le livre se termine par un mot d’Alice. Aussi, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un livre autobiographique sauf que l’auteure se prénomme Anne.

Une écriture trop édulcorée à mon goût pour une enfant de sept ans. Aussi, cette lecture m’a juste effleurée…

Merci à l’ami BOB et aux éditions Pocket pour ce partenariat.

John McGahern - Les créatures de la terre


Editeur : Le Livre de poche - Date de parution : 25/01/2006 - 280 pages où l'âme humaine révèle le bon mais surtout le moins bon

La quatrième de couverture met en garde le lecteur :
"Les créatures de la terre » sont des êtres ordinaires confrontés aux situations élémentaires de la vie, et qui peuvent révéler des gouffres de méchanceté ou de bêtise, aussi bien que des trésors de bonté. Allez savoir… John McGahern nous offre, à travers trois nouvelles, une série de portraits hauts en couleur : deux vagabonds capables de tuer des animaux innocents, sans même savoir pourquoi ils le font ; deux policiers chargés d’arrêter l’homme qui leur offrait, en toute amitié, des billets pour la coupe de l’Ulster ; trois frères contraints d’assister aux obsèques d’un oncle qu’ils détestaient… Prenant prétexte de situations simples sinon banales, le grand romancier irlandais explore les thèmes de la solitude, de l’abandon, de l’incompréhension entre les êtres. Bien que sa vision du monde soit sombre, son humour et son exceptionnel talent de conteur éclairent ces récits d’une lumière contrastée comme celle qui ennoblit les paysages d’Irlande.

Tout y est dit car John McGahern à travers la précision de son écriture nous invite à un voyage peu commun.
L'Irlande, ses paysages et puis quelques uns de ses habitants... Ames humaines sans pitié ou emplies de bonté, capables du bon et du pire. Des pans de vies de personnes qui pourraient être vous ou moi, confrontées à une vie de solitude ou à un quotidien répétitif.

Ces nouvelles m'ont fait penser au recueil l' Antarctique de Claire Keegan : même ambiance, écriture juste qui met en exergue les failles...

A lire quand on n'a pas le moral dans les chaussettes.

L'avis d'Yvon qui m'a donné envie de lire cet auteur.

samedi 24 juillet 2010

Oyez, oyez, livres cherchent lecteur !

Même si c'est l'été, les livres continuent de voyager .

Je vous propose :

Vent printanier d'Hubert Haddad

Le cœur cousu de Carole Martinez ( s'il reste des personnes qui ne l'ont pas encore lu)

Week-end de chasse à la mère de Geneviève Brisac

Ah oui, ils n'aiment pas la plage, le sable et la crème solaire...

Geneviève Brisac - Week-end de chasse à la mère


Editeur : Seuil- Collection : Points - Date de parution : 1998 - 208 pages belles et touchantes

Paris, Nouk élève seule son fils Eugenio dans un minuscule appartement. Elle tâtonne et cède à tous les désirs et caprices de son fils. Rien n'est trop beau pour lui même si c'est au dessus de ses moyens. Pleine d'imagination, la sensibilité à fleur de peau, Nouk cherche comment mettre un peu de fantaisie dans leur quotidien avec humour. Noël approche et ils vont le passer tous les deux même si pour Eugenio ce n'est pas normal. Martha son amie les invite en Bretagne dans sa famille passer quelques jours.

Première rencontre avec Geneviève Brisac qui a obtenu le prix Fémina 1996 pour ce roman.

Nouk nous raconte son quotidien, son fils. A petite doses, elle distille des informations. Quel âge à Eugenio? Est elle divorcée? Des questions dont on n' a pas forcément la réponse. Ancienne peintre à succès qui a tout arrêté du jour au lendemain, elle veut élever au mieux Eugenio. Les reproches de Martha ou des collègues de travail, elle n'en a rien à faire. C'est son fils. Au fil des pages, on pressent que quelque chose n'est pas normal. Nouk est attachante comme un enfant qui vit ses rêves et fuit une réalité trop difficile. L'amour mère-fils est puissant mais semble devenir fragile quand Eugenio pose des questions ou quand le regard des autres s'en mêle.

J'ai été touchée par cette lecture. L'écriture y est belle et sensible tout comme Nouk.
Nouk qui tente, qui essaie de faire au mieux pour Eugenio et qui tente de dissimuler ses failles.

Un livre où la sensibilité, l'amour d'une mère pour son fil sont porteurs d'une fin inattendue.

vendredi 23 juillet 2010

Harlequinade "Amours et plantain" - second épisode et fin!

Chère lectrices qui avez raté le premier épisode, un petit rappel de la situation ( ou alors vous pouvez le lire ici en entier).

Nous avons laissé à la villa Sophie accompagnée de John. Leurs lèvres se touchaient presque quand Marc a fait irruption ( ciel, mon futur mari). Furieux, il a ordonné à John de partir et a reproché à Sophie de l’avoir trompé. Vraiment très en colère, il a cassé un vase (on se rassure, un vase Ikea pour moins de 5 euros) mais il ignore que John détient sur lui une fiole du dangereux produit toxique « bouse de vaches-plantes ». John a demandé à Sophie de le suivre et Marc lui ordonné de rester.
Que va-t-elle faire ?
John prit sophie par la main.

Sophie ne savait que faire et surtout aller avec qui. Marc ou John ?
Son regard allait de l’un à l’autre. D’un côté, Marc son futur mari et de l’autre côté John qui a éveillé en elle des pulsions dont elle ignorait jusqu’à présent l’existence. Certes, quand elle faisait l’amour avec Marc, elle prenait du plaisir. Mais elle n’avait jamais ressenti ce feu ardent qui l’enflammait en la présence de John. Etait ce dû aux slips kangourous blancs portés par Marc ?

Son esprit cartésien l’empêchait de prendre une décision.
-Arrêtez, tous les deux !cria Sophie.
Elle enleva sa main de celle de John :
-Laissez-moi…

Elle pleurait. Surpris, John et Marc la dévisagèrent. Son visage avait revêtu le masque de la souffrance (le lecteur soulignera cette jolie expression). Dépitée, elle alla se réfugier près du lac. Assise sur un tronc d’arbres, elle pleurait toutes les larmes de son corps quand elle entendit une voix féminine qui ne lui était pas inconnue.

-Sophie, vous allez bien? (question stupide à poser quelqu’un lorsqu’il pleure)

C’était Fanny qui se tenait à quelques mètres de là.
-Mais, comment savez vous que c’était moi ? Non, … (reniflement peu sexy), rien ne va !
Tirade accompagnée d’un geste théâtral et de la goutte au nez.

-L’intuition. Qu’est ce qui vous met dans tous ces états, c’est de John dont il s’agit ?
-…

Fanny s’était assise à côté de Sophie. Le timbre calme et posé de sa voix ne laissait transparaitre aucune émotion.
-Comment avez vous devinez ? Ne me dites pas qu’il s’agit de votre intuition, je ne vous croirais pas !
Une devinette, ça va… Deux , non!

-J’ai un secret à vous avouer, un secret que je porte depuis longtemps et que je ne veux plus garder.

Fanny enleva ses lunettes et fixa Sophie.
-Vous avez les yeux couleur noisette, vos cheveux ont leur coloration naturelle (parce que vous le valez bien) et votre fossette sur la joue droite est marquée d’une petite cicatrice.
-Vous n’êtes pas aveugle ?!?
-Enfin, si je l’ai été mais je ne le suis depuis près de deux ans. Depuis, je joue la comédie car j’aime John et je ne veux pas qu’il m’abandonne.
-Mais c’est honteux ! Comment osez-vous…
-Et vous, comment osez-vous venir ici et m’enlever la personne pour qui je donnerais ma vie. Je vous ai observé hier soir. John bavait littéralement devant vous !

Ah, se dit Sophie, ce n’était donc pas un filet de sauce au poivre qui s’échappait de sa bouche. Cette chose qui pendouillait à son menton était donc de la salive !

- Et vous, poursuivit Fanny, votre comportement était similaire à celui d’une crevette en chaleur ! (Pour que le mâle crevette sache que la femelle est disponible à la reproduction, les crevettes des genres Caridina et Neocaridina libèrent dans l’eau, quelques heures avant la ponte, des phéromones sexuelles. Les mâles détectent rapidement ces substances chimiques très excitantes. Ils partent à la recherche de la femelle et peuvent réaliser de grandes nages frénétiques. Une fois qu’ils ont trouvés la femelle, les parades d’accouplements commencent). En cas d’insomnie, enfant, je regardais Chasse et pêche et les rediffusions des documentaires Cousteau aussi je suis imbattable sur les animaux !

Certes, mais nous n’assistons pas à la finale de Questions pour un champion spécial Nature.

-Ecoutez, dit Sophie, vous ne pouvez pas continuer à mentir à John. Ce que vous venez de dire est vrai, je l’avoue. John m’attire …beaucoup (Elle n’allait quand même pas lui dire qu’elle rêvait de John en tenue d’Adam sans la feuille). Mais j’éprouve encore pour Marc des sentiments. Nous devons nous marier et c’est un homme sur lequel je peux compter.

Sophie était donc au même point.

A ce moment du récit, plusieurs options se présentent :
a-Crêpage de chignon et catch improvisé dans le bois entre ces deux femmes. Option qui fera plaisir au lecteur mâle
b-Le mot fin qui retentit tel le glas…
c-L’arrivée inattendue de quelqu’un

Par souci de la lectrice, l’auteur a choisi la solution c.

Car pendant ce temps, John et Marc à la villa s’étaient retrouvés à siroter du whisky. L’heure matinale ne les empêchait nullement de s’enfiler verre sur verre. Tandis John versait discrètement son verre dans le ficus , Marc avait l’épiglotte baignée dans l’alcool. La bouche pâteuse, il s’était allongé sur le fauteuil comme chez son psy et racontait sa vie à John.

Note de l’auteur : les lignes qui suivent sont interdites aux personnes sensibles ayant foi en l’acte de l’amour noble…

Après l’épisode du traumatisme de l’enfance : le jour où la nurse anglaise avait refusé de se mette à quatre patte pour faire le cheval, il en était à la confession de sa domination perverse sur les femmes. John put ainsi entendre que ses anciennes maitresses avaient pris leurs jambes à leur cou dès qu’il sortait son fouet. Regard lubrique, Marc était un sadomasochiste qui n’avait pas osé l’avouer à Sophie. Et oui, son père l’avait menacé de le déshériter s’il ne se mariait pas dans l’année en cours.

Ainsi, John pouvait raconter tout à Sophie et l’empêcher de se marier à cet ignoble individu. Il prit Marc comme un sac de pommes de terre, le porta sur ses dos robuste jusqu’au lac. Marc cuvait son whisky entre deux hoquets et des « fais moi du mal ma poulette, j’aime ça » prononcés avec difficulté.

Marc avait entendu la fin de la conversation de Fanny et de Sophie. Ainsi, Fanny comme Marc n’était qu’une usurpatrice et dire que pour se faire pardonner, il avait cédé aux demandes les plus extravagantes de Fanny : épilation du torse à la cire, port du string obligatoire, faire l’amour aves des skis…

Comme au théâtre de Guignol, John posa marc qui ronflait et nous arrivons (enfin) au dernier acte.
John apprend la vérité à Sophie, Fanny révèle son mensonge et Marc est au paradis des buveurs.

John rompit avec Fanny, Sophie pleura de dégoût à cause de Marc et de son argent. Fanny repartit au chalet laissant John et Sophie seuls ( l’homme ivre est considéré comme non présent).

Et voici la scène hot, torride tant attendue ! Chères lectrices, vous avez été patientes vous la méritez largement !

L’auteur conseille de mettre une musique de fond tel l’été indien de Joe Dassin ou une musique romantique.

John et Sophie étaient face à face. De la salive sortait de la bouche de John tandis que Sophie commençait à bouger ses reins et à émettre des « rhou, rhou » telle la parade amoureuse du rossignol. John la déshabilla lentement, embrassant chaque centimètre carré de son corps. Quand elle fut entièrement nue, il l’allongea sur un lit de mousse et de plantain. Il arracha sa chemise en poussant un « Moi homme » enleva son pantalon, son string pailleté ( on peut être bucheron et aimer les fantaisies vestimentaires). Ils firent l’amour sauvagement puis tendrement. Leurs deux corps ne formaient qu’un, les oiseaux roucoulaient…
John dit à Sophie :
-Je crois que je suis tombé amoureux.
Sophie lui répondit :
-Moi aussi…

La suite ? Eh bien, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… Marc se reconvertit dans la chanson après son succès à La Nouvelle Star et Fanny se fit embaucher chez Ifremer à Brest (parce que la montagne, elle en avait ras le bol !)

Fin. ( ouf...)

Yoko Ogawa - Les paupières


Editeur : Actes Sud Babel- Date de parution : 03/10/2009 - 208 pages

Extrait de la quatrième de couverture:
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteure explore l'angoisse des insomnies : une petite fille suit un vieil homme sur son île où vit un petit hamster sans paupières ; dans un avion, un homme d'une trentaine d'années révèle à sa voisine, une jeune Japonaise, les pouvoirs des histoires à sommeil ; une jeune femme part seule en voyage pour fuir ses insomnies...

Pourquoi ce livre? J'avais tout simplement envie de lire un auteur japonais. Mon choix s'est porté sur Yogo Ogawa dont les livres sont mondialement reconnus. Toujours est-il que j'ai raté le coche avec ce recueil de nouvelles...

Huit nouvelles et à la fin de chacune, j'ai pensé fortement "tout ça pour ça". Pas de chute ou de nouveauté ce qui m' a laissé un goût amer et profond de déception.
Toutes ces nouvelles ont un thème récurrent le sommeil. L'écriture est limpide, fluide mais ça n'a pas été suffisant...

Les avis de Marie et de Maggie ( désolée Katel pour le lien erroné)... Si d'autres l'ont lu, j'attends vos avis!

Cette auteure sera à l'honneur chez Pimprenelle le 25 août. Pour me faire une autre idée, je lirai un roman...

jeudi 22 juillet 2010

Carole Martinez - Le coeur cousu


Editeur : Gallimard - Date de parution : 12/03/2009- Collection Folio - 442 pages sublimes ...

J’ai été émerveillée par ce livre… Soledad m’a racontée la plus belle histoire qu’il soit. Une histoire si belle que j’ai eu l’impression de rêver. Pas une histoire de princesse mais l’histoire de sa famille qui commence par celle de sa mère Frasquita. Doux nom pour cette jeune fille qui en devenant femme se voit confier un coffret et des prières obscures. Le coffret contient son avenir. Magnificence de l’écriture qui donne toute sa puissance à cet héritage transmis de mère en fille. Mais, sous le soleil d’Espagne Frasquita doit être patiente. Ses doigts sont ceux d’une fée, elle coud et elle brode comme personne. Jeune femme remplie d’innocence au grand cœur, elle déploie tout son art quand elle découvre dans le coffret des fils aux couleurs les plus belles et les plus variées. Beauté des mots et beauté de ce qui se transforme sous ses doigts : le chiffon devient papillon convoité qui s’envole.

J’ai ressenti toute son émotion le jour où parée de sa robe cousue de ses mains, elle a uni sa vie à celle de José. Cœur qui bat, corps qui frémit et qui donne vie à Anita puis à Angela. Frasquita n’hésitera pas à braver les interdits et offrir son corps selon les cycles de lune pour donner un fils à José. J’ai écouté le chant mélodieux d’Angela, j’ai eu beaucoup de tendresse pour Anita, la silencieuse. j’ai admiré les dessins de Pedro , j’ai aimé comme mon propre enfant la petite Clara qui se nourrit du soleil , j’ai eu mal pour Martirio la fille de la nuit. Mais surtout j’ai suivi Frasquita perdue par son homme au jeu. Avec ses enfants, elle traversera le pays, le désert, elle verra l’océan. Elle rencontrera des révolutionnaires mais aussi des femmes qui l’aideront et sera toujours là pour ses enfants. Mère dévouée qui les protège, femme aimante dont l’aiguille et les fils font des miracles. J’ai vécu chaque mot, chaque phrase de cette lecture…

Un livre qui est bien plus qu’un coup de cœur… merveilleux, magnifique. La réalité, les contes, le monde onirique ne forment qu’un et c’est sublime. Un livre qui par son aspect riche en couleurs m’a rappelé Chocolat amer de Laura Esquivel mais en beaucoup plus grandiose.

Il s’agit du premier roman de Carole Martinez qui elle aussi possède un don précieux: celui d’écrire…

L'interview de Carole Martinez réalisée par Géraldine (petite veinarde!)

Trop de monde

Trente-huit ans de mariage ! Est ce que vous vous rendez compte de ce que ça représente ? Trente-huit ans à servir, à cuisinier des repas, à laver et à repasser du linge. Et tout ça pour qui ? Pour mon mari ! Courber l’échine devant Monsieur, acquiescer à toutes ses volontés et ses désirs sans piper un mot. Trente-huit ans de bons et loyaux services signés devant Monsieur le Maire et Monsieur le curé sans jamais s’entendre dire un merci ou un s’il te plaît. Juste des mots aboyés du matin au soir « quand est ce qu’on mange », « où sont mes lunettes », « je trouve jamais rien dans cette maison ». Mais le pire, c’est cette même phrase qu’il n’a jamais cessé de répéter. Le matin, la radio collée à son oreille, il écoute les informations. Aux mots crise, chômage, licenciement, il pose bruyamment son bol de café et déclare solennellement « tout ça, c’est parce que y’a trop de gens sur cette planète ».
Je m’éclipse, je le laisse parler tout seul. Je secoue la tête de désespoir car même pour les séismes ou les tremblements de terre, il n’a que ces mots à la bouche. Depuis deux ans qu’il est à la retraite, son acrimonie n’a fait que s’empirer. Quand il travaillait, il se plaignait pour tout et pour rien. Ce sont les gars des syndicats qui étaient contents, il était toujours le premier dans les piquets de grève. Tout juste s’il savait pourquoi il était là et pour quelle cause, il criait à plein poumons des slogans. Déverser son fiel lui suffisait. Ma matinée, je l’occupe à aller faire quelques courses pour lui préparer ses repas. Pendant que j’épluche les légumes, il lit le journal et ne cesse de ronchonner. Il peste, se gratte la tête et ensuite il prononce sa phrase fétiche. A le voir, on le croirait devant une assemblée quelconque buvant comme du petit lait ses paroles et applaudissant sa conclusion finale. Heureusement pour moi, je travaille à partir de 12 heures trente, j’échappe donc à la grand’messe télévisuelle de treize heures.

Le soir, il remet ça comme un vieux disque bloqué sur le même sillon. Il charrie son aigreur, il la cultive et la sème partout. J’étouffe de cet air vicié. Dans six mois, je serais à la retraite. Je devrais être contente et bien non. Les voyages resteront des espoirs que j’aurais nourris inutilement pendant des années. Monsieur ne va pas bouger de chez lui. Aller autre part et pour faire quoi ? Constater qu’il y a trop de monde partout. Il a brisé mes rêves, avorté mes désirs. Nous n’avons pas eu d’enfants car il n’en voulait pas. Il m’a ôté cette chance de voir mon ventre s’arrondir au fil des mois, de cajoler et de donner de l’amour. Pourquoi je ne l’ai pas quitté ou pourquoi suis-je restée? A force, ll a déteint sur moi. Ses paroles se sont muées chez moi en peur, en angoisses de l'inconnu. il fallait que ça cesse et que je me libère de son emprise.

(...)

Alors ce soir, pendant qu’il marmonnait devant sa télé, j’ai pris le grand couteau de la cuisine et je l’ai tué. (...) Désormais, je suis libre. Je n’éprouve aucun remord en voyant sa tête livide penchée sur le canapé. Pas même de la haine ou de satisfaction, juste de l’indifférence. J’éteins la télé. Je savoure ce silence. Derrière les persiennes, le monde m’attend. J’ouvre la fenêtre, l’air frais m’ampute de tous mes souvenirs.

Ma nouvelle vie commence.

Texte non publié en intégralité

Jean-Baptiste Destremau - Si par hasard


Editeur : Max Milo - Date de parution : 18/03/2010- 314 pages

Extrait de la quatrième de couverture :
Si par hasard tout votre monde s'effondrait, partiriez-vous à l'aventure ?
Claire a seize ans. Elle est en vacances dans l'Ouest américain lorsque sa famille disparaît dans un accident — elle échappe au drame. En plein désarroi, assommée par la culpabilité, elle décide que le hasard par lequel elle a survécu guidera désormais sa vie. De San Francisco à Tokyo, telle une âme en sursis, elle brûle les étapes de la vie, pour le meilleur et pour le pire. Au fil d'aventures heureuses ou tragiques, elle réalise peu à peu qu'elle porte en elle la force de créer son destin.


J'aurais voulu aimer ce livre. J'aurais voulu qu'il éveille en moi un intérêt ou des émotions. J'aurais voulu prendre plaisir à suivre les pérégrinations de Claire, comprendre ses choix et ses doutes.
Mais rien de tout cela ne s'est produit.
Peut-être parce que j'ai très vite imaginé ce que ma fille du même âge aurait fait ... aussi, ce récit m'est apparue peu crédible.

Un rendez-vous manqué.

Merci à Antigone qui a eu la gentillesse de me prêter ce livre.

mercredi 21 juillet 2010

Bloguer or not bloguer ...that's the question

Taguée par Miss Cynthia, je réponds à ces questions dignes d'une interview journalistique !

Qu'est-ce qui vous inspire : des lectures, des situations de la vie quotidienne?
Question importante qu’est ce que bloguer ? Tout m’inspire !Bien entendu mes lectures mais aussi des situations de la vie quotidienne pour mes billets d’humeur.


Qu'est-ce qui déclenche l'acte d'écrire?
Vous pouvez répéter la question ? J’ai souvent envie d’écrire mais l’acte lui même dépend de l'état de mes mimines (et oui!)

A quels moments de la journée le faites-vous? De quels endroits?
Alors entre 7h00 et 11h00 puis après 15h30 ( entre des deux c’est la sieste obligatoire). Mon ordi est dans ma chambre, un véritable QG où s’entassent une partie de ma PAL, mes carnets et des papiers griffonnés d’idées de nouvelles.


Comment et où vous installez-vous? Quel est votre environnement?
Je ne peux pas écrire et écouter la radio ou de la musique en même temps, j’ai besoin de silence.


Quels outils utilisez-vous pour écrire? (un traitement de texte ou directement dans votre éditeur de billets?)
Un traitement de texte pour repérer les erreurs de frappe puis un copier/coller...


Faîtes-vous beaucoup de recherches? Rédigez-vous beaucoup de brouillons ou d'articles que vous ne publierez pas?
Pour un billet concernant une lecture, je regarde qui en parle pour mettre des liens. Pour les nouvelles, c’est autre chose : écriture, impression du texte, rature, relecture, lecture à voix haute.
J'ai dans mes tiroirs des textes achevés mais comme je ne suis pas satisfaite de moi, je ne les publie pas.

Ecrivez-vous en prenant votre temps ou avec une certaine frénésie?
C'est variable comme le temps à Brest !

Au tour de Pickwick, Aifelle, Delphine , Gambadou, Canel et Géraldine d'y répondre...

Petits meurtres à l'anglaise




Génial! un film à l'humour so british et excellent !

Je me suis régalée !Allez, tous au ciné...on se dépêche !

Hubert Haddad - Vent printanier


Editeur : Zulma - Date de parution : 06/05/2010 - 61 pages magnifiques...

Extrait de la présentation:
De retour sur les lieux de l'impensable, Hubert Haddad écrit ces histoires vraies de tout leur poids d'imaginaire, vraies des milliers de fois hier à Drancy ou ailleurs, et aujourd'hui comme en filigrane dans les regards effrayés des exclus sur un monde en lente perte d'humanité.

D’Hubert Haddad, je ne connaissais qu’un seul titre Palestine, lecture que j’avais abandonnée. Aussi, quand Julien chez Dialogues m’a proposé ce livre, j’ai été étonnée.

Sauf qu’il connait mes goûts et je dis merci Julien ( je vous ferai des grosse bises sonnantes la prochaine fois) car ce livre est un bijou !
Quatre nouvelles à l’écriture ciselée qui nous plongent dans la rafle du Vel d’hiv de 16 et 17 juillet 1942. Sauf que tout le génie de ces textes apparaissent à la lecture car passé et présent s’enchevêtrent dans une symbiose à couper le souffle. Un temps unique qui donne plus de la force à ces nouvelles.

J’ai été subjuguée par ces textes émouvants et par l’écriture magnifique.
Un gros coup de cœur …

mardi 20 juillet 2010

Les Blouses Roses

Je voudrais rendre hommage à toutes les Blouses Roses qui donnent de leur temps pour les personnes malades. « Donner de son temps » une denrée si rare…

Il y a environ deux ans, on m’avait parlé des Blouses Roses et on m'avait encouragé à me renseigner.

Etre Blouse Rose, « c'est s'engager pendant une année, en équipe, à aller à l'hôpital ou en maison de retraite, une demi-journée par semaine pour apporter sa disponibilité, sa présence, son sourire, ses idées de bricolage, de jeux, son écoute... » mais aussi « distraire les malades ou des personnes âgées, être à l’écoute. »

J’ai eu peur, je l’avoue. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de me retrouver confrontée à la souffrance des autres. J’ai brandi comme excuse mon propre état de santé. Pourtant, la maladie je connais, j’ai accepté la mienne mais je n’aurais pas pu me retrouver face à un enfant malade.

A vous, les Blouses Roses que l'on croise dans les hôpitaux, je vous dis bravo…

Alors, vous voyez, je ne suis pas un modèle de courage ou de bravoure.

Eric-Emmanuel Schmitt - Oscar et la dame rose


Editeur : Magnard - Date de parution : 13/06/2006 - Collection : Classiques & contemporains (79) - 81 pages bouleversantes...



En quelques pages, Eric-Emmanuel Schmitt m'a fait pleurer.
Il y a Oscar qui est condamné et qui le sait, petit bonhomme de 10 ans qui s'en ira sans avoir connu la vie. Oscar a dix ans, atteint d'une leucémie, la greffe n'a pas prise et même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. Il est devenu un malade à part "j'ai compris que je suis devenu un mauvais malade, un malade qui empêche de croire que la médecine, c'est formidable". "Mamie-Rose fait partie des blouses roses qui viennent rendre visite aux enfants malades. Oscar s'est lié d'amitié avec Marie-Rose,ancienne catcheuse, qui vient le voir désormais tous les jours. Les parents d'Oscar habitent loin et leur jour de visite c'est le dimanche. Oscar leur en veut de ne pas lui dire qu'il va mourir. Mamie-Rose lui raconte ses anciens combats de catch mais surtout elle va permette à Oscar de vivre en quelques jours une vie d'adulte.
Un jour qui passe correspond à 10 ans. Oscar joue le jeu et tous les soirs écrit à Dieu comme le lui a conseillé Mamie-Rose.

Oh que oui, j'ai pleuré...
Car dans ce livre, Oscar, se pose des questions existentielles : la vie, la mort, Dieu. En quelques jours, il nous raconte la vie d'un adolescent qui va devenir un jeune homme : le mariage, la vie de couple, la vieillesse... c'est beau, très beau. Ses lettres écrites à Dieu sont innocentes et sincères. Devant Mamie-Rose, on ne peut qu'éprouver de l'humilité car à travers son personnage, il s'agit d'un hommage à toutes les Blouses roses anonymes qui donnent de leur temps auprès des enfants malades. Mamie-Rose va amener Oscar à accepter la mort sereinement. Et du statut d'enfant qui va mourir, il rassure son docteur , ses parents.

Une lecture très, très émouvante et qui a été une claque.. .Je peux simplement dire qu'en peu de pages, Eric-Emmanuel Schmitt nous amène très loin.

Un coup de coeur pour ce livre dont la portée nous amène à nos poser des questions.

Merci à Pimprenelle qui grâce son challenge m'a permise de découvrir ce livre extraordinaire.

D'autres avis chez l'ami BOB.



Mamie-Rose:
"Les gens craignent de mourir parce qu'ils redoutent l'inconnu. Mais justement, qu'est ce que l'inconnu? Je te propose Oscar, de ne pas avoir peur mais d'avoir confiance".

Oscar :
"Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie.On doit devenir raffiné, artiste. N'importe quel crétin peut jouir de la vie à dix ou vingt ans, mais à cent, quand on ne peut plus bouger , faut user de son intelligence".

lundi 19 juillet 2010

Martine Cuhaciender - Acide caustique et petites gourmandises


Editeur : Siloë - Date de parution : 04/03/2010 - 103 pages corrosives...

Un titre prometteur pour ce recueil de treize nouvelles qui le mérite amplement !
J'ai adoré !


Un style vif, piquant , des tournures de phrases exquises et comme le dit la quatrième de couverture : "quelques belles leçons d'amour et de fidélité, mais également de haine et de ruminations sombres ; quelques regards aigres-doux sur la vie...".

Des nouvelles pas forcément à chute mais qui se révèlent être mordantes et succulentes !

Merci à Yvon pour ce prêt!

A lire et à déguster ....

Claire Legendre - L'écorchée vive


Editeur : B. Grasset - Date de parution : 06/05/2009 - 249 pages qui interpellent

Barbara travaille, vit avec François. Une jeune femme comme une autre me direz-vous ? Non, car Barbara possède un douloureux secret. Enfant, elle est née avec une malformation très importante au visage, uns de ces handicaps physiques qui terrifient les autres et leur font prononcer le mot infâme de « monstre ». Barbara a été opérée mais jamais elle n’a voulu en parler à François par peur, par crainte. Pour couper avec son passé, elle est même allée jusqu’à déménager dans une autre ville.
Un jour, elle reçoit une photo représentant plusieurs enfants où elle figure. Son visage a été enlevé. Ce n’est que le début d’une série d’envois anonymes. Qui peut lui vouloir du mal ? Barbara revient sur toutes ses années de l’enfance à son opération et raconte, cherche …

J’ai aimé ce livre ! On suit la vie de Barbara: les paroles et le regard d’autrui, l’apprentissage à se protéger des autres, les failles, les blessures jamais guéries…

Au fil des pages, on découvre sa personnalité qui évolue avec le temps. Il y a la peur des autres, la méchanceté gratuite ou non, ceux qui lui tendent la main ou se confondent dans la pitié. Mais le plus intéressant est l’évolution du comportement de Barbara, on la croit devenue forte depuis qu’elle a un visage comme tout le monde mais justement se fondre dans la masse quand la différence a toujours été présente se révèle bien difficile. On accède aux pensées de Barbara qui vont de l’incompréhension à la méchanceté.
S’accepter avec un nouveau visage, comment le vivre ? Claire Legendre nous le raconte, nous entraîne dans la vie de Barbara.

Une fois cette lecture commencée, je ne l'ai pas lâchée … La fin m’a laissée abasourdie, sonnée.

Un coup de cœur pour ce livre en forme de grand plongeon.


« On se fait des promesses, on ne se mettra pas en situation d’avoir honte, d’avoir mal, on n’ira pas titiller les petites plaies qu’on a au bout des doigts, on se protégera des risques, et quand on sera vieux, on ne se laissera pas dégrader, on se tuera avant. »


Merci à Canel pour le prêt, Gambadou en parle avec beaucoup d'émotion ...

dimanche 18 juillet 2010

Harlequinade "Amours et plantain" - premier épisode


Harlequinade 2010, c'est parti !

Et voici le premier épisode de votre saga de l'été "Amours et plantain"

Ce matin là, Sophie se réveilla bien avant Marc. Elle regarda son fiancé dormir, l’homme avec qui elle allait sceller son union dans deux mois. Marc avait insisté pour un mariage digne d’un conte de fée dans un château avec beaucoup d’invités. Car Marc était à la tête d’une grosse entreprise spécialisée dans la finance. Conformément au souhait de son père, il avait repris le flambeau familial. Sophie était issue d’un milieu modeste et se sentait gênée par tout ce faste. Ils s’étaient rencontrés il y a trois ans lors d’un séminaire. Sophie était auditrice financière et sans attache amoureuse. Pour Marc, ce fut le coup de foudre immédiat. Agé de 27 ans, beau garçon, il affichait de nombreuses conquêtes féminines, relations éphémères qui ne duraient jamais plus de deux mois. Sophie s’était engagée prudemment dans leur couple et au bout d’une année de nuits passées chez l’un ou chez l’autre, ils décidèrent d’aménager ensemble.

Malgré ses 25 ans, Sophie paraissait plus mûre et plus responsable que Marc. La question du choix d’un logement avait suscité bien des débats entre eux. Marc voulait acheter un appartement de grand standing alors que Sophie voulait quelques chose de moins tape à l’œil. Marc étant né avec une cuillère en argent dans la bouche, il se souciait peu de l’argent, denrée qui semblait inépuisable dans sa famille (eh oui…l’égalité à la naissance est un peu biaisée).

Sophie avait un rapport très important à rendre. Ces derniers mois, elle avait fourni une charge de travail considérable et elle était très fatiguée. Marc aurait voulu qu’elle démission mais pour elle il en était hors de question. Elle voulait garder son indépendance financière. Marc avait proposé qu’elle aille passer quelques jours dans un des chalets que sa famille possédait. Elle avait accepté. Après tout, quelques jours à la campagne ne lui feraient pas de mal et elle pourrait se consacrer à la rédaction de son rapport en bénéficiant du grand air pur.

Tandis qu’elle prenait sa douche, Marc avait quitté les bras de Morphée. A travers la porte en verre de la salle de bain, il voyait le corps de Sophie : svelte, gracieux. Il l’admirait pour son physique, sa personnalité, il lui vouait une passion démesurée. Jaloux, il ne supportait pas que d’autres hommes puissent poser le regard sur elle. Il ne voulait pas monter ce défaut mais Sophie voyait ses sourcils se froncer, sa mâchoire se serrer dès qu’ils étaient en présence d’autres hommes. Il la voulait pour lui tout seul. Le fait que Sophie veille garder son travail le tourmentait. Bien qu’étant sûr des sentiments de Sophie, sa jalousie l’empêchait de vire sereinement son amour.

Sophie sortit de la salle de bains enveloppée dans un peignoir. Ses longs cheveux bruns aux reflets roux (les brunes ne comptent pas pour des prunes dixit Lio), et bouclés lui caressaient le dos. Marc en en était tout excité (la couette aurait pu en témoigner):
-Un câlin avant de partir, ma chérie ?
-Oh Marc, je voudrais arriver assez tôt au chalet pour me reposer un peu.
-Mais tu vas me manquer… Huit jours c’est long, trop long pour ton futur mari.
-Tu ne vas pas en mourir et dis toi qu’à part mon ordinateur, mon dossier, je ne verrais pas grand'chose. Y a t'il des voisins à proximité ?
-Oh non, le chalet se situe dans un bois… A ma connaissance, il y a une maison pas trop loin mais elle est inhabitée depuis plusieurs années.

Pour une fois, Sophie délaissa ses tailleurs et prit des jeans, des shorts et des tenues légères.
-N’oublie pas de prendre un maillot de bain car il y a un lac et tu pourras t’y baigner.

Cette idée enchanta Sophie, ça lui rappellerait son enfance et les vacances passées chez ses grands-parents à la montagne.
Ils s’embrassèrent longuement (avec la langue car pour Marc c’était l’occasion de vérifier les plombages des molaires) puis Sophie prit la route.

Elle ne fit qu’une courte pause pour déjeuner et arriva à la nuit tombée devant le chalet. Elle fut surprise ! Elle qui s’attendait à voir une adorable petite maison en bois se retrouva devant une luxueuse villa. Mais où était passée la famille Ingalls ?

A la place, un couple l’accueillit :
-Bonjour, nous vous attendions. Votre fiancé nous a demandé de préparer la maison. Nous avons fait des courses ainsi que le ménage. Notre numéro de téléphone est sur la table du salon. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous nous appelez, nous habitons au village.
-Merci mais il ne fallait pas vous donner tant de mal.

En posant son sac, Sophie vit que la maison regorgeait de bouquets de roses rouges. Elle était touchée par les attentions de Marc toujours si prévenant. Elle lui amena un texto : je t’aime mon amour (et un smiley)

Un léger repas était déjà préparé ( cassoulet, fromage, trou normand, bavarois). Mais, elle picora juste un peu et alla se coucher, éreintée par la route.

Le lendemain, elle se réveilla avec les oiseaux qui chantaient. La chambre spacieuse, équipée d’une télé dernier cri, était baignée dans une lumière douce.
Elle regarda sa sacoche qui contenait le dossier et après avoir avalé un café elle se mit au travail. Elle prit son déjeuner sur la terrasse. Le cadre était magnifique, des arbres à perte de vue et il n’y avait aucun bruit. Elle s’accorda une petite sieste mais elle fut interrompue par des bruits lourds et répétés. Intriguée, elle décida d’aller voir ce qui se passait. Elle emprunta un petit chemin qui menait à la cabane au fond du jardin de Cabrel ? Que nenni ! Non, à une clairière.
Se cachant derrière un arbre, elle vit un homme qui coupait du bois en rondins.

Chères lectrices, la scène qui suit peut amener des palpitations aussi si vous êtes cardiaque, veuillez vérifier votre pacemaker ou vous munir du numéro du SAMU.L’auteur décline toute responsabilité en cas de malaise ou pire…

Vêtu d’un vieux jean, il était torse nu et à chacun de ses mouvements, ses muscles saillaient sous sa peau brunie par le soleil. Il posa sa hache pour se désaltérer (note de l’auteur : toute ressemblance avec une publicité pour une marque de boisson gazeuse n’est nullement fortuite ou hasardeuse). Sophie était troublée par cet homme. Il était grand, brun, possédait un regard ténébreux et un visage qui dégageait de la force et de la douceur. Elle resta l’observer, elle n’arrivait pas à détacher son regard de son torse comme si celui-ci était aimanté. Après quelques minutes, elle reprit ses esprits et rentra à la villa. Elle se sentit honteuse de son comportement, elle qui allait se marier bientôt avait pris du plaisir à regarder cet homme ( vilaine fifille).

Elle se replongea dans son dossier mais déconcentrée, elle ne pensait qu’à cet inconnu…
Pour se changer les idées, elle enfila son maillot de bain pour aller piquer une tête dans le lac. L’eau était un peu froide mais elle avait toujours aimé nager.
Le soir, elle eut du mal à s’endormir. Son esprit était occupé non pas par Marc ou son futur mariage, mais par la vision de cet homme.

A son réveil, elle eut envie d’aller se promener un peu. Sophie se prépara une collation ( comme on le dit quand on est bien élevé et non un sandwich pain-pâté),elle prit un sac à dos et partit dans le bois. C’était une belle journée ensoleillée et elle savourait ces instants. Au bout de deux heures, le chemin était plus difficile mais rien ne gâchait son plaisir. Distraite à observer un oiseau, elle ne vit pas un caillou. Elle trébucha et tomba en contrebas du chemin. Sa cheville lui faisait mal, ses genoux étaient égratignés. Lorsqu’elle tenta de se remette debout, elle poussa un cri de douleur. Elle avait dû se tordre la cheville et elle était incapable de marcher. Elle réussit à attraper son sac à dos. Hélas, aucun réseau pour son téléphone portable (merci Orange !). Deux heures s’étaient écoulées et Sophie commençait à paniquer. Elle avait beau appeler à l’aide, les arbres lui renvoyaient juste son écho.

Fatiguée, elle s’assoupit lorsqu’elle entendit une voix grave (à la Barry White) lui dire :
-Ne vous inquiétez pas, je vais vous aider.
L’inconnu était devant elle ! Sa voix laissait transparaitre un accent américain.
-Vous êtes tombée ?

Sophie hocha juste la tête en guise de réponse. Il rigola et son large sourire découvrit des dents parfaitement alignées et blanches (note de l’auteur : tout rapport avec une publicité pour les dentifrices est volontaire).
-Vous avez mal quelque part ?
-Oui, à ma cheville, répondit timidement Sophie.
Il posa sa main juste au dessus de son pied.
-Aïe,oui c’est là que j’ai mal.
-Hum…votre cheville est enflée. Je vais vous appliquer un cataplasme pour vous soulager.
- ???
-Avant, j’étais pharmacien chimiste spécialisé dans les plantes. Du plantain (les constituants du plantain (pectine, aucubine, ampigénine, flavonoïdes, tanins, soufre, calcium, fer, phosphore, mucilage... en font une plante aux très nombreuses indications, utilisable aussi bien en interne qu'en externe) des orties et un peu de terre, et d’ici une demi-heure vous aurez moins mal.

Surprise, Sophie le laisse faire. Et quand il posa les feuilles avec délicatesse, Sophie se sentit très troublée, elle frissonna non pas de froid mais de la douceur de ses mains. Elle aurait voulu que ses mains montent le long de ses jambes, qu’elles les caressent.

-Ca va aller ?
Toute rouge à cause de ses pensées peu catholiques, Sophie acquiesça de la tête.
-Vous n’êtes pas une bavarde. Au fait, moi c’est John, et vous ?
-Sophie.
-Joli prénom… c’est vous qui habitez dans la grande villa.
-Non, il s’agit de la maison de mes beaux–parents… enfin de mes futurs beaux-parents… je suis fiancée.
Zut, trop tard ! Elle avait parlé trop vite. Pourquoi lui avoir dit qu’elle était fiancée ? Triple nouille !

-Votre futur mari a bien de la chance de vous avoir.
A ces mots, Sophie sentit son cœur prêt à exploser.
-Bon, votre cheville est désenflée. Je vais vous aider à marcher.

Collée à John, Sophie feignait encore d’avoir mal (oh, la coquine) pour faire durer ces moments. Elle respirait à pleins poumons son parfum : un mélange de sueur et de testostérones qui lui titillait le ventre.
-On va s’arrêter chez moi pour que vous puissiez vous reposer un peu et je désinfecterai vos égratignures.

A l’entrée du chalet (et cette fois un vrai chalet et non pas une villa de vacances), Sophie se posa sur un banc.
John appela :
-Fanny, on a de la visite !

Fanny. A ce prénom, Sophie se sentie prise d’un vertige mais surtout elle tomba bien fort du haut de ses utopies et de ses fantasmes naissants.

Elle vit une très belle jeune femme blonde portant des lunettes de soleil. Jonh s’avança vers elle pour la guider vers Sophie. Celle ci comprit que Fanny était aveugle. Embarrassée de la situation, elle se contenta de dire un bonjour assez distant. John semblait proche de Fanny mais son regard laissait deviner plus de pitié que d’amour.
John expliqua la situation à Fanny ( je vous épargne de retour la chute et le cataplasme)
-Vous allez restée dîner avec nous, n’est ce pas John chéri ? Vous pourrez dormir ici et demain vous repartirez ?
Au mot « chéri », Sophie sentit son sang se glacer.
-C’est gentil mais je ne veux pas vous déranger.
-Non, et nous n’avons souvent de la visite ! Ca permettra à John d’oublier son rôle de garde malade !
-Arrête Fanny avec tes bêtises !

Il l’embrassa. Par pudeur, Sophie détourna la tête.

La soirée se passa bien même si Sophie essaya de comprendre pourquoi John avait tout quitté du jour au lendemain pour venir s’installer en France.

Après une bonne nuit de sommeil, John raccompagna Sophie à la villa.
-Vous voulez rentrer ?
-Non… et Fanny m’attend.
-Je peux vous poser une question.
Sans attendre de réponse, elle demanda :
-Que lui est –il arrivé ?

Les beaux yeux de John se recouvrirent d’un voile de larmes.
-C’est difficile pour moi d’en parler.
Sophie posa sa msin sur la cuisse (ferme) de John :
-Vous pouvez tout me dire John…
-Oui mais c’est une longue histoire.

Sa voix laissait des trémolos s’échapper. Pauvre John, il avait l’air si malheureux !
-Rentrons John pour en discuter ( la formation « prendre de l’assurance » avait beaucoup apporté à Sophie)

Assis tous les deux sur le sofa blanc en cuir de vachette, John lui raconta la terrible histoire !

Fanny était son assistante et lors d’un essai de mélange de bouse de vaches et de plantes, la préparation avait explosé au visage de Fanny et l’avait rendue aveugle. Eh oui, John avait oublié que la bouse de vache comprenait des bactéries méthanogènes et qu’elle était très riche en azote. Avouons-le, il avait fait l’impasse sur cette partie lors de ses études.

John accablé par les remords et la culpabilité avait décidé de renoncer à la carrière brillante qui s’offrait à lui et au futur Prix Nobel.
Sophie, les larmes aux yeux, lui dit :
-C’est la plus grande preuve d’amour qu’il soit !
-Oui… mais je ne l’aime plus et je me sens redevable envers elle.
-Mais pourquoi rester avec elle ?
-Et vous… pourquoi vous mariez-vous ?
-Je ne vois pas le rapport !
-Je vous ai vu l’autre jour m’observer...vous êtes une très mauvaise espionne, vous savez !

Sophie ne sut pas quoi répondre.
John la regardait, elle sentait son désir et le sien augmentait. Il rapprocha sa tête de celle de Sophie, leurs bouches n’étaient plus qu’à quelques millimètres quand…

-Si je dérange, ne vous gênez pas de le dire !
Marc se tenait dans le hall.

-Marc… mais que fais tu là ?
-Les gardien sont passés hier soir et cette nuit ne te voyant pas rentrer, ils m’ont appelé. J’ai eu peur, j’ai crû qu’il t’était arrivé un accident mais je vois que je me trompe.
- Non Marc ce n’est pas ce que tu crois.
Pris de rage, Marc saisit un vase et le cassa.
- Marc, calme toi.
- Tu comprends pourquoi je veux que tu démissionnes? Tu es à moi et rien qu’à moi !

Sophie fut prise de panique, elle ne l’avait jamais encore vu dans cet état.
-Me calmer ? Alors que tu me trompes dans la maison de mes parents !
Il insista sur « mes parents ».
Ce fut la goutte d’eau pour Sophie :
-Tes parents, leur maison, leur argent !
John s’aventura avec un :
-Sophie, mettez de la glace sur votre cheville, je vais vous laisser.
-Non, vous, vous restez là !

John n’était nullement effrayé. Il se leva et dit :
-Sophie vous venez avec moi, nous allons laisser votre fiancé reprendre ses esprits.
Marc hurla :
-Sophie n’ira nulle part ! Vous m’entendez !

Or Marc ignorait que John conservait sur lui une fiole du dangereux et redoutable mélange bouse de vaches et plantes.
-Laissez-nous Marc. Ne m’obliger pas être violent.
John prit sophie par la main.

Sophie ne savait que faire et surtout aller avec qui. Marc ou John ?

Chères lectrices, si sous voulez que Sophie aille avec John veuillez composer le numéro surtaxé 0 999 99 99 à 3 Euros la seconde .
Si vous décidez le contraire, veuillez effectuer un virement sur le compte bancaire qui vous sera fourni lors de votre demande par mail ( rappel : l'auteur n'accepte plus les chèques à cause des impayés)


Bientôt, la suite "d'Amour et plantain" lors du prochain épisode...

Evelyn Waugh - le cher disparu


Editeur : Robert Laffont - Date de parution : 06/05/2010 - 182 pages de cynisme et d'humour noir

Hollywood fin des années 1940 et quelques membres de la communauté Anglaise so Bristish...
Lorsque Francis Hinsley, un employé modèle des studios Megalopolitain apprend son licenciement , il se suicide. Son jeune ami Dennis Barlow, poète dans l'âme et travaille à à Los Angeles aux Bienheureux Halliers , une entreprise de pompes funèbres animalières. Mais il se voit confier la mission d’organiser des obsèques dignes de ce nom à ce cher disparu.
Dennis découvre un monde, pardon, une entreprise dédiée aux rites funéraires les Célestes Pourpris.

Avertissement : cher lecteur qui te délecte d'humour noir, ce livre est pour toi !

Evelyn Waugh nous dépeint la mort sous l'aspect le plus incongru. Aux Célestes Pourpris, Denis devient "le délaissé", tout le personnel est aux petits soins pour lui. Et oui, il doit quand même choisir dans ce faste pompeux la dernière demeure du cher disparu. Dans ce lieu où la mort ressemble plus à des vacances de luxe, Dennis fera connaissance d'Aimee Thanatogenos, une cosméticienne pour défunt.

Ecrit avec cynisme et un humour noir succulent , les Célestes Pourpris ne sont que le miroir d'une societé de luxe et d'apparences.

J'ai lu ce petit bijou avec un grand sourire aux lèvres!

Je cherchais de l'humour noir avec une touche Bristish et Keisha m'a conseillée cet auteur.

Des avis chez l'ami BOB.

samedi 17 juillet 2010

Tracy Chevalier - La jeune fille à la perle


Editeur : Gallimard- Collection Folio- Date de parution : 06/03/2002 - 313 pages exquises...

17ème Siècle à Delft en Hollande, la jeune Griet 16 ans entre au service de de la famille Vermeer en tant que servante. Employée aux corvées ménagères, Griet est d'abord impressionnée par les tableaux exposés chez ses maîtres. Dans cette famille catholique, elle découvre la personnalité de chacun : Catharina, la maîtresse des lieux qui lui voue une antipathie, sa mère Maria Thins à qui rien n'échappe et Tanneke la bonne à tout faire et jalouse d'elle. Outre les corvées, Griet s'occupe des cinq enfants du couple. Elle ne voit jamais pour ainsi dire le maître Vermeer qui passe de longues heures dans son atelier à peindre. Griet est chargée d'une mission quotidienne : nettoyer l'atelier de celui-ci. Le maître Vermeer va découvrir que Griet possède des qualités d'observation très utiles pour ses tableaux. Et, au fil du temps, le maître va l'initier à la confection des couleurs. Mais les jalousies tapies dans l'ombre se réveillent...

Avec son écriture limpide et fluide, Tracy Chevalier m'a tout de suite plongée dans l'atmosphère de cette ville au 17ème siècle. Un voyage hors du temps que j'ai effectué avec plaisir. Les descriptions , les détails m'ont permis d'imaginer cette ville avec ses quartiers populaires, les difficultés de la vie à cette époque. J'ai apprécié l'écriture, belle et simple, pour exprimer la sensualité qu'éprouve Griet envers Vermeer. Tout y est décrit avec finesse comme les couleurs d'un tableau. Griet étant la narratrice, on se retrouve pendu à ses lèvres, on ressent ses inquiétudes et ses désirs. Car Griet est une jeune fille vive et intelligente, sensible et elle doit déjouer les coups bas portés à son insu. Aucune longueur et sur un rythme qui appelle à la contemplation de la peinture, on se laisse raconter cette belle histoire...

Un coup de coeur pour cette lecture tout simplement magnifique...

Merci à ma Fifille Ado de me l'avoir prêté... Un premier rendez-vous avec cette auteure qui ne sera pas le dernier.

Les avis de Sylire, Canel, le grenier de Choco, Katell, mon coin lecture ( Karine:)
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