mardi 28 octobre 2008

MAUVAIS FLIRT MAIS YALLA!

Que dire ? Et dans quel ordre ?
Il y a eu une multitude de choses, d’évènements : des mauvais et des bons, des qui vous assomment et des qui vous redonnent du baume au cœur.

Je ne sais pas ce qui s’est passé mais une fois de plus (franchement, je crois que chez moi c’est une habitude), il y a eu d’abord une question qui m’a trotté dans la tête puis plusieurs. Impossible de m’en défaire, du matin au soir, elles étaient là omniprésentes, envahissantes m’empêchant de faire quoi que ce soit. Si c’était des questions simples, style que faire à manger ce soir, rien de méchant. Mais non, il a fallu que je remette encore en question : crise d’identité ou alors celle de la quarantaine en avance ? Je me suis retrouvée, confrontée à moi –même à me questionner : qui suis-je à part un numéro de Sécurité Sociale, la femme de et la maman de ? De me dire que je n’existe pas pour moi mais seulement qu’à travers ma famille et qu’avant tout ca était bien différent. Le fameux « avant » qui me ramène à ma vie antérieure où j’étais quelqu’un d’autre.
Alors, toutes ces journées, j’étais vide mais vide à l’intérieur : pas d’émotions, pas de sentiments, que du néant, à essayer de répondre à toutes ces interrogations. Mauvais flirt avec la tristesse, la mélancolie, le spleen… Envie de ne rien faire, de ne voir personne, m’enfouir sous ma couette et rester là.

Et puis, il y a eu la mort de sœur Emmanuelle. J’étais là à regarder à la télé tout ce qu’elle avait fait durant sa vie, et quelque chose m’a interloqué. Elle disait « il faut partager, ne pas donner, mais partager ». Et, oui ! Quand on donne, on fait une action ou on attend un retour mais au contraire lorsque l’on partage, c’est naturel, de bon cœur, c’est fraternel. Les gens n’ont jamais de temps, de temps pour tout, alors du temps à donner… mais si on leur demande de partager, ils ne sentent pas obligés, contraints et donc ils le feront plus facilement.
Il en faudrait partout des sœurs Emmanuelle : dans les gouvernements, dans la politique, dans les affaires, à l’école ,...
Je me suis dit que je ne pouvais pas rester comme ca dans ma léthargie. Allez, ma vieille, remue toi ! Le peu de temps que j’ai, je peux en faire quelque chose : travailler, aider les autres. Les associations, il y en a plein, mais vraiment beaucoup, j’ai décidé d’appeler celles vers lesquelles j’avais envie d’aller. J’ai eu droit à « il faut envoyer une lettre de motivation « ou « on vous rappellera ». J’ai senti un énorme poids sur mes épaules, et j’avais franchement envie de pleurer. Mais quelle naïve que je suis ! Je croyais qu’on allait m’accueillir à bras ouverts, que ca y était enfin que j’allais retrouver une activité dans le bénévolat. Encore un coup de massue de plus sur la tête, histoire de m’enfoncer un peu plus…. Est-ce que j’ai frappé aux mauvaises portes ou alors je suis dans une c’est une société qui ne veut plus de moi. Je me suis retrouvée à regarder les offres d’emploi pour quelques heures par semaine (mais très, très peu), et rien hormis des poste physiques. Ohlala, mais qu’est ce je vais faire ? Et me voilà repartie sous ma couette, à cogiter, encore et encore…

Et dimanche, au réveil, je me suis dit qu’est ce qu’elle aurait fait sœur Emmanuelle ? Elle ne serait pas restée cloîtrée, non, elle aurait dit on continue, on avance, yalla !

Alors, je garde espoir, je sors la tête de mes épaules, et je m’accroche. A quoi ? A la pensée de ce qui peut être meilleur et bon.

mardi 7 octobre 2008

LUTINS ET FARFADETS

Récession, crise financière, crack boursier… Lu, entendu, vu … Encore et encore. On nous martèle le moral à coups d’économie, de cours de finance. Au secours ! Je vais boycotter toute forme d’information sous peur d’attraper une sinistrose aiguë!

Je pense que je vais pratiquer la politique de l’autruche, la non information, pendant quelques jours, histoire de m’aérer l’esprit, les idées. Ma décision prise est irrévocable.

Je me dis que si les lutins, les farfadets existent bel et bien, alors une fée mal attentionnée m’a transformé d’un coup de baguette magique en grenouille. Pas la grenouille simple, de base, qui croasse. Non, en super grenouille qui réagit non seulement au beau temps et à la pluie mais à toute forme de signe météorologique !

Il y a quelques jours, il a fait froid. Définition de ce terme pour moi : tout le monde est un pull et ne se plaint nullement que l’air se soit refroidi ou soit même frisquet. Eh bien, moi, je grelotte et je suis à 2 voire 3 épaisseurs : pull, gilet si possible polaire, et écharpe. Par dessus la couette du lit, j’ai rajouté un plaid bien chaud, bien épais pour contrer ce froid. Je me suis enfouie en dessous de tout ca et je frissonnais. Impossible de différencier les douleurs, le froid qui vous pique. Ils se sont mélangés, formant un amalgame qui m’a recouverte de la tête aux pieds. Gla-gla, dis en claquant des dents la grenouille que je suis…

Mauvaise période qui commence, ca annonce le retour des sinusites… Contrairement aux autres, je ne passe jamais par la case rhume, j’accède directement à celle ses sinusites, les bien fortes qui résistent aux traitements les plus coriaces.

Perturbations, dépressions, et l'intensité des douleurs fait le yoyo, je monte, je descends de mon échelle imperturbable dans mon bocal. C'est loin d'être facile la vie d'une grenouille !
En attendant, cette après-midi, j'ai pu gravir quelques marches. Heureusement, car mes obligations m'attendent : réunion à l'école ce soir. Pouvu que je croasse pas...

mercredi 1 octobre 2008

ANNEES NOIRES ?

1er octobre déjà…
On entre dans la période de l’année que je déteste le smois d'octobre puis celui denovembre. Ces deux mois annoncent le changement d’heure, les journées sombres et grises, les chrysanthèmes et la toussaint.

Il fera nuit le matin, nuit à partir de 18H00, le reste des journées sera plongée dans une semi-obscurité plus ou moins teintée d’éclaircie selon le temps. Le temps qui jouera avec un malin plaisir, sournois et fielleux à se bloquer, à rendre éternels, immuables ces tristes journées. Quelle horreur, quand on ne peut pas mettre un pied dehors, qu’on reste chez soi à guetter l’arrivée du reste de la famille. Ca me rappelle un poème de Baudelaire « L’horloge » extrait « des Fleurs du Mal » :

Horloge ! Dieu sinistre, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison,

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix



N’allez pas croire que je vis dans ma bulle, insensible, impassible à ce qui se passe autour de moi. Loin de là, je m’efforce de rester connectée au monde, aux gens…
Mais là, j’aimerai hiberner comme mes tortues de terre et me réveiller aux beaux jours.

Je regarde les infos à la télé, je lis le journal, je regarde sur le net : crise, crise, crise et encore crise. On a les deux pieds dedans.
Notre génération n’a connu que des moments économiques difficiles. Enfant, je me rappelle qu’on parlait du « choc pétrolier », avec ma naïveté relative à mon jeune âge, je pensais simplement que c’était un cargo transportant du pétrole qui s’était échoué... Puis, adolescente, il y a eu le chômage qui est arrivé au galop sans prévenir. Telle une pieuvre tentaculaire, il s’est installé partout même dans les campagnes. J’entendais au collège des enfants dire, tête basse, comme si c’était une honte que leur père était au chômage.
A l’âge de travailler, bardés de nos diplômes, c’était la compétition. Plaire à un employeur, lui convenir et enfin accéder au sacre suprême : trouver du boulot dans sa branche ! S’accrocher, bosser encore et encore, ne pas compter ses heures, s’investir, penser à son avenir professionnel et vive le carriérisme.

Et maintenant, la crise avec ses conséquences à courts, moyens et longs termes. Les années noires ne sont pas derrières nous alors, mais devant ?
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