jeudi 25 septembre 2008

(IN)DEPENDANCE

Fatiguée, un peu, je dormais à poings fermés quand mes deux petites chiennes se sont mises à aboyer furieusement. Pourquoi ? Je ne sais pas. Un voleur ? Oh non, il aurait eu le droit à des joies …les Lhassa ne sont pas des chiens de garde, loin de là !

J’ai bien enfoncé ma tête dans l'oreiller, remonter la couette et tenter de replonger dans mon sommeil. Pas la peine, elles continuent d’aboyer, j’entr’ouve les yeux pour lire l’heure sur mon réveil : 14H50. Ce ne me fait à peine 1h 30 de repos, ce n’est pas assez. Je bouge difficilement mes genoux et mes bras, c’est raide, ca fait mal. Alors, j’attends quelques minutes pour me déverrouiller et pouvoir sortir de mon lit. A peine levée, avec la marque de l’oreiller sur la joue, elles tournent autour de moi en me mordillant mon jean. Elles attendent leur promenade de l’après-midi. 2 minutes, il me faut un peu de temps : d’abord prendre un café et reconnecter les neurones.

Bon allez 10mn plus tard, on est parti.

C’est qu’aujourd’hui, j’ai pas mal trottiné (je trouve joli ce verbe) : tapis de marche, promenade des chiens, pharmacie. Des petits trajets qui une fois additionnés font pas mal de marche. Du trottoir, je regardais les voitures et ca m'a fait penser que depuis un déjà je ne conduis plus. Dire que ca ne me manque pas serait un mensonge. Oui, quelquefois, ca me manque, on a beau habiter en ville, on ne peut pas se déplacer à l’autre bout de Brest en bus à moins d’y passer beaucoup de temps. Mais, les gens pilent, klaxonnent, accélèrent, ca m’a fait peur. Je serai bien incapable de reconduire même si j’avais tous mes réflexes. Perte de confiance, peur des réactions des autres automobilistes.

Je suis donc dépendante de mes jambes, du bus et de mon mari. Et dire que dans quinze jours, il part en déplacement quatre jours !

Un vrai casse-tête chinois pour l’école! Je vais être obligée de demander une fois de plus à nos voisins et amis de m’aider. Ca m’embête, je l’avoue, de devoir toujours avoir recours aux autres, de n’être plus dépendante pour me déplacer.

Comme on est jeudi, et que c’est jour de marché, j’ai vu mes cop’s du quartier avec leur caddies à roulettes. Elles se préparent pour 10H00 et y vont toutes les trois ensemble, ce n’est pas le club des cinq mais le club des trois ! Mes cop’s du quartier sont mes mamies préférées parmi toutes celles qu’il y a ! J’ai de la tendresse pour elles, elles vieillissent bien, faisant des activités. Je ne pense pas que je serais une mamie comme ca, débordée entre les cours de stretching, de compositions florales, d’aquagym et les lotos ! Non, c’est sûr et certain. Comment serais-je dans 30 ans ? Je ne sais pas, comment vais-je vieillir ? Mystère…

lundi 22 septembre 2008

VIVE LE SAPIN DE NOEL...

Noël, quand on prononce ce mot, il y a forcément des images, des clichés qui nous viennent à l'esprit : le père noël,les cadeaux, les guirlandes et le sapin de noël.
Deux jours où je me suis transformée en sapin de noël vivant. Mais pas n'importe quel sapin!

Un sapin orné, paré de centaines de guirlandes électriques lumineuses qui scintillent.
Toutes ces guirlandes n'ont fait que clignoter sur chaque centimètre carré de tout mon corps entraînant des sensations de pics, de décharges... Et comme il y en avait tellement, mon esprit s'était déconnecté de mon corps, préférant prendre le large, voir d'autres horizons.

Mon mari était plongé dans des gros travaux : changement de fenêtres.
Alors, de mes 55kg pour 1m71, avec ma musculature riquiqui, je l'ai aidé à ma façon. J'ai porté quelques seaux de gravats comme j'ai pu...

Lui, il m'aide sans arrêt, tous les jours et vous savez ce qui est merveilleux dans tout ça ? C'est qu'en fin de journée, les yeux pétillants de tendresse il m'a remercié pour ma contribution si mimime fut-elle.

vendredi 19 septembre 2008

6 JOURS...

6 jours qui viennent de s’écouler…6 jours avec leur quotidien, avec des hauts et des bas.

Trois d’entre eux sont à rayer une fois de plus du calendrier, ils se sont évaporés. Trois journées de fortes crises où je n’ai pu rien faire sauf me traîner comme une vieille savate pour aller de mon lit à la cuisine. Trois journées de perdues à tout jamais une fois de plus.

Et puis mardi, je me suis réveillée sans douleurs. J’ai eu envie chanter, de crier « merci » tellement j’étais heureuse ! Forte de ce bonheur, j’ai même fait un peu de tapis de marche et de vélo croyant (naïvement ou alors était ce due à mon euphorie) que mes forces étaient décuplées, j’ai entamé du jardinage.
Malin, Clara… Oups, une crise ! Te voilà bien, ma belle, à te surestimer !Nounouille va !

Positivons, ce qui est pris est pris.
« Je m’ennuie » : cette phrase courte mais qui veux tout dire, je n’ai cessé de l’entendre mercredi par ma cadette. Elle me l’a répétée, redite je ne sais combien de fois. Comment peut-on s’ennuyer alors que les étagères de sa bibliothèque débordent de livres, que sa chambre regorge de jeux en tout genre de babioles ?

-Lis un peu
-J’ai déjà lu, je ne sais pas quoi faire, je m’ennuie.
-Bon, écoute de la musique ou dessine.
-J’ai pas envie!
-Avance tes devoirs, alors.
-Je les ai déjà avancé hier soir à l’étude.

Ah, me voilà à court de propositions. Elle a atteint son quota de console donc hors de question de lui proposer de la télé ou de l’ordinateur.

-Va jouer dehors ! dis-je en tentant une dernière tentative que je savais vaine d’avance
-Non !
-Bon, eh bien, ennuie- toi alors !

C’est ce qu’elle a fait, elle s’est ennuyée, venant à plusieurs reprises voir si je dormais ou si j’étais réveillée durant mon temps de repos qui devait être une sieste. Il n’en fut rien, je n’ai pas pu dormir avec ces va et vient.
Mauvaise journée : fatigue accumulée et énervée de surcroît !

Jeudi : c’est ma journée à moi, rien qu’à moi ! Ma journée de permission en quelque sorte ! Personne ne rentre déjeuner, je suis dégagée de toute obligation : pas de repas à préparer et la liberté des horaires.
10H30 : exténuée, je vais au lit. Heureuse quand même car je peux dormir tant que je peux.
Au final, il était pratiquement 16 H00 quand je suis sortie de ma chambre (avec une petite coupure quand même). J’ai dormi d’un sommeil réparateur, enfin je crois, car depuis le temps, je ne sais plus ce que c’est exactement un sommeil qui permet au corps de se ressourcer.

Par hasard, j’ai appris que la fibro était enseignée en Fac de Médecine lors de la 3ème année.
Section psy ? Non, ca c’était les années 80.Section rhumato ? Non, non, là on est en 1990 et début 2000. Tout simplement en neurologie. Comme quoi et heureusement les avis peuvent en 20 ou 30 ans,changer grâce aux avancées médicales. Avancées, sûrement trop lentes à nos yeux, mais le principal c’est que la médecine évolue.On peut espérer qu'un jour viendra où tous les doutes seront levés, les questions solutionnées.Un jour de pur bonheur...

mardi 9 septembre 2008

LA DANSE DES PARAPLUIES

Ce matin, j’ai mis le nez dehors pour aller faire quelques courses. Cramponnée à mon parapluie, je me dépêche. Je le porte bien bas , tête basse, et j'avance. Et là patratas je me suis cognée contre un autre parapluie. Sur certains trottoirs, au vu de leur largeur et des arbres, chacun est obligé d’effectuer des manœuvres pour ne pas heurter le parapluie de l’autre. Vu d’en haut, les parapluies semblent danser, esquivés des petits pas de danse. Gênée, je relève la tête, ah, mais c’est Mme B. , riveraine d'une rue avoisinante.

-Bonjour Mme B., excusez-moi, je ne vous avais pas vu !
-Bonjour, oh vous savez ce n’est pas grave. On va faire quelques courses ?


C’est qu’elle est fine observatrice, j’ai mon cabas…

- Oui, oui.
- Oh vous avez vu le temps, on n’a que de la pluie.


Ah la météo, sujet sans fin mais poli et qui de surcroit fait délier toutes les langues.
-Oui, on n’est pas gâté. Le mois de septembre s’annonce mal.
-Et après ca, on nous parle de réchauffement climatique alors qu’on n’a pas eu encore d’été cette année. Vous y croyez vous au réchauffement climatique ?


Surprise, à vrai dire, car j’étais plus préoccupée à regarder par mes chaussures qui commençaient à prendre l’eau. Que répondre ? Si je réponds oui c’est le débat assuré, non, pas question, sinon je vais être trempée comme une soupe tiens d’ailleurs je sens une goutte qui a réussi à se faufiler par le col de ma veste. Me voilà bien embêtée…

-
Les scientifiques en parlent de plus en plus mais nous sommes peut-être épargnés à Brest pour le moment, je lui réponds sur un ton assez léger.
- Oui, c’est peut-être cela…
- Je vous souhaite une bonne journée. Je dois y aller.


Sauvée ! Oui, par un gros mensonge mais j’ai réussi à m’éclipser car Mme B. , retraitée, aime bien bavarder et ses causettes peuvent prendre quelquefois du temps. Il faut l’écouter, hocher la tête, émettre des « hum, hum » pour lui signifier qu’on est forcément d’accord avec ce qu’elle dit.

Je reprends mon chemin en souriant car si elle savait que dès que je vais au p’tit coin je pollue la rade de Brest et que les maquereaux seront tous des femelles à force ! Si, si …
Hier, à la grand’messe de 20H00, il ya eu un sujet là-dessus : les molécules des médicaments passent par les urines et se retrouvent dans les eaux. Je n’y avais jamais pensé avant mais ca coule de source.
Donc, je suis responsable un peu ou beaucoup de la pollution ?

Sur cette grande question en suspens, je dois me dépêcher, j'ai pris du retard ce matin. Je suis restée flânée un peu au magasin. Non, disons que j'ai pris mon temps et que je me suis laissée tenter par quelques achats. Du coup, mon cabas était lourd, trop lourd pour moi au retour ... mais je suis quand même bien rentrée.






samedi 6 septembre 2008

DOUTES ET INCERTITUDES...

J’émerge tel un naufragé, je refais surface, m’extirpant de la fatigue, de cette torpeur si caractéristique de l’hypotension. Une sensation de renaissance, de voir enfin à nouveau le jour. Ces derniers jours mon cerveau était branché en mode automatique : je faisais les choses simples mais essentielles sans y penser, sans m’en rendre vraiment compte. Mon corps et mon cerveau se remettent en état de marche, un sentiment de renouveau m’emplie, me permettant de me reprendre en main.


Et puis il y a eu la rentrée scolaire, dure, très dure. Pas pour les enfants mais pour moi…
Premières journées où je me suis retrouvée seule, plus personne, le spectre du silence blafard a envahi lentement la maison. Le vide, le silence… ré-apprivoiser la solitude, les journées où je suis comme une recluse. Une étrange sensation d’angoisse m’a prise à la gorge. Hors de question de la laisser s’emparer de mon corps, je dois faire face, lever ce voile gris, terne, âpre et morose. L’angoisse c’est l’allégorie de l’inquiétude, du malaise qui vous envahit face à cet isolement. Il m’a fallu deux jours pour me familiariser de retour avec ce quotidien. C’est dans ces moments que l’on prend plus que conscience de l’importance du lien social si primordial et si vital.


Retour plus terre à terre à la vie de tous les jours…Ne pas se poser de questions métaphysiques ou philosophiques. Mais, car il y a toujours un mais, j’aimerai tellement faire quelque chose. Vous, qui me lisez, qui m’envoyer des mails, vous me donner l’envie d’écrire vraiment. Quand je dis écrire, c’est écrire un livre. Chercher, trouver les mots justes, et les associer pour en faire de belles phrases où des sentiments, des histoires se dévoient. Savoir toucher, surprendre le lecteur, lui donner goût de poursuivre. Mais je doute, et pas qu’un peu ! … En suis-je capable ? Ai-je la plume, la fibre de l’écrivain, le talent qu’il faut? Je n’en suis pas si sûre…

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