samedi 31 mai 2008

ETAT DE GRACE

9H30 : Oh, miracle, aujourd'hui, je ne sais pas pourquoi c'est une journée de grâce.
Je m'active, virevoltant à gauche à droite. Je n'ai plus deux bras, ni quatre mais six telle la déesse Shiva. Mes forces se sont décuplées et je me sens comme Hercule prête à relever n'importe quel travail aussi titanesque fut il !
Je monte, je descends, je remonte les escaliers et mon corps suit comme une mécanique bien huilée. Quel bonheur ! Tout s'articule sans raideur avec vitesse, souplesse et agilité.
J'entreprends de mettre la musique et je danse, je chante...
Mes six bras me permettent de faire dix mille choses en même temps, je savoure cet état de grâce.
Mon corps aurait-il décidé par mansuétude de ma laisser quelques heures de répit ?
Je ne sais pas mais j'en profite. Il y a tellement de choses que j'aimerai faire, comment les faires toutes dans ce laps de temps ?

C'est comme si on m'avait mis entre les mains un sablier dans lequel s'écoule ce temps si précieux. Sauf que je ne sais pas quand tombera le dernier grain de sable qui mettra fin à ce bonheur.

Je m'arrête, je stoppe tout, une pensée me traverse l'esprit : et si un grain de sable venait enrouer et bloquer le sablier, j'aurai plus de temps! je pourrai faire ce que j'ai envie de faire !
Je réfléchis à tout ce temps dont je pourrais profiter ... égoïstement.
Juste pour une fois, au lieu de faire passer les enfants d'abord, profiter de ce temps pour moi.
La culpabilité surgit déjà mais je la chasse.

Premièrement : partir quelques jours avec mon mari, non pas au soleil mais pour se ressourcer. On partirait avec nos sacs à dos, tels des baroudeurs avec le strict nécessaire : pas de téléphone, pas d'internet, juste une carte et un ou deux livres pour moi (seul luxe que je m'accorderai). La journée, on marcherait à notre rythme, on découvrirait des paysages, des lieux, des gens. On parlerait ou alors on laisserait nos esprits vagabonder. Le soir, on irait manger et dormir chez l'habitant. Un vrai retour aux sources : pas de superflu, juste le nécessaire, vivre quelques jours au gré de nos jambes et des chemins.
On en a tellement parlé de ces vacances depuis plusieurs années. On les a à chaque fois reportées : manque de moyens, manque de temps....

En second: partir quelques jours chez Patricia. Qui est Patricia me direz-vous? c'est ma chère cousine avec qui je partage tant de choses. Toutes les deux, on est des passionnées de généalogie, enfin plus exactement des férues de nos ancêtres. On y est accro, c'est une dépendance comme une drogue. Que d'exaltation quand on trouve un renseignement supplémentaire sur nos aïeuls !
Malheureusement pour moi, en premier Patricia habite à Paris et en second, elle est infirmière : elle a des horaires de dingue.
Ce serait tellement bien : se retrouver toutes les deux à parler de tout et de rien, à passer du coq à l'âne, à pouffer comme deux ados, on a toujours tellement de choses à se dire.
Faute d'emplois du temps, de distance, on ne se voit pas souvent alors on se téléphone, on s'écrit.
Au fils des heures passées au téléphone, c'est plus qu'une complicité qui s'est installée entre nous. Avec elle, je partage tout : joies, peine...

On a tellement de choses et de points en commun, est-ce les gènes ? On se comprend à demi-mots comme si l'autre savait ce que la première va dire.
Ah, ma chère Patricia, comme tu me manques....

Je reviens à ma liste :
ah oui, en troisième, aller chez Dialogues, ma librairie préférée, acheter plein de bouquins et ensuite m'enfermer, m'isoler au calme. Lire, lire et encore lire : sans contraintes horaires. Qu'importe qu'il soit 3h00 du matin ou de l'après-midi !Lire comme on boit jusqu'à ne plus avoir soif. Lire des heures durant, plonger dans une histoire, s'en imprégner, vivre le livre.

Si seulement le sablier pouvait s'arrêter quelques jours... ce serait tellement merveilleux !



mercredi 28 mai 2008

DIEU ET LES PORTABLES

Il me revient sans arrêt à l'esprit une anecdote qui s'est produite une dizaine de jours.
Vous savez, c'est comme quand vous entendez une chanson (généralement stupide) à la radio le matin et ensuite elle vous trotte toute la journée dans la tête. Vous tentez de la chasser, de ne plus y pensez mais elle bien là.

Pour en revenir à mon anecdote, il me semble que c'était un jeudi. Peu importe le jour car ca n'aucune importance à vrai dire.
Depuis 2 jours, il faisait chaud et bon (pour les non brestois, "chaud" signifie plus de 18 degrés...).
Les tenues d'hiver étaient mises temporairement au placard : le pantalon devenant pantacourt ou jupe, le pull transformé en débardeur ou T-shirt.
Les couleurs gaies, chatoyantes et acidulées avaient remplacées les couleurs ternes et grises synonymes d'hiver.
Les blancs mollets, les bras de couleur plus ou moins blanc laiteux étaient dévoilés, exposés aux yeux de tous et surtout au soleil. Les orteils respiraient enfin arborrant pour certains de la coquetterie après avoir été pendant de longs mois camouflés, emmitouflés dans dans les chaussettes.

La matinée avait été semblable aux autres matinées, il me semble. Rien de marquant, je ne sais plus...
15H00 passées : je profite de m'être reposée pour aller promener mes chiens.
Pas un chat, tout est calme. C'est l'heure creuse de l'après-midi, celle où les gens sont au travail, les enfants à l'école. Seul le bruit de quelques voitures tranchait avec celui des tondeuses.
J'allais tranquillement, pas très réveillée à vrai dire, quand j'entends des pétarades de motos et je vois non pas des motards mais the police, enfin 2 policiers en moto...
Ils se suivaient et l'on pouvait entendre leur conversation à la radio. Ca m'a rappelé une chanson de Mort Shuman "allo, papa tango charlie... ".

-"Tiens, étonnant de les voir en pleine après-midi...serait-ce la sortie car il fait beau ? "
Arrivés au rond-point, je les vois en faire plusieurs fois le tour.
-"Ben, qu'est ce qu'ils font? Ils me donnent le tournis...Ah, ils s'amusent comme au manège ! ou alors ils font diversion ?
Non, ils attendaient tels des prédateurs leur future proie qui n'a pas tardé à apparaître. Le jeu du chat et de la souris ou celui du gendarme et du voleur va pouvoir commencer !

Je n'y pensais déjà plus quand j'ai vu mes 2 policiers sur pied (et non plus sur leur moto) près d'une voiture garée sur le bas côté de la route.
-"La chasse n'a pas duré longtemps..."
Un monsieur assez âgé est sorti de la voiture avec un portable à la main.
A vrais dire, vu la voiture (nouvelle clio , immatriculation récente), je m'attendais à voir un jeune ou le type (style commercial) lunettes de soleil sur le nez.
-"Ah, flagrant délit de conduite avec le portable ..."
Le pauvre homme avait l'air plus que gêné, honteux tandis que l'un des policiers s'appliquait à écrire sur son calepin la sanction.
Le monsieur en faute me faisait de la peine.
Tout en hochant la tête, il regardait son portable d'un air perdu et là, (blasphème !) le juron est sorti de sa bouche d'un ton résigné:
-"Ah, nom de dieu..."

-"Mais, qu'est ce que Dieu vient faire là dedans?"
De sa main toute puissante, Dieu aurait-il répondu au portable à la place de ce pauvre homme ? Ce n'est quand même pas lui qui conduisait à ce que je sache...

Ah, si l'on pouvait accuser, rendre coupable une quelconque puissance divine de toutes nos fautes, de tous nos problèmes,de tous nos malheurs, ce serait tellement facile et si pratique !




samedi 24 mai 2008

LE PATINAGE ARTISTIQUE NOCTURNE

Hier matin, j'ai pris l'initiative d'aller faire quelques course (eh, oui il faut bien se nourrir...), j'ai hésité à prendre ma canne pliante de "James bond girl" qui a finalement atterrie au fond de mon cabas.

4 tomates, du jambon et du chocolat, me voilà sur le chemin du retour qui fait 200 mètres.
J'étais encore sur le parking, que violemment, je ressens un coup de poignard dans le dos. Sous l'effet de la douleur, instinctivement je me redresse et je serre les dents...
Zut ( pour rester polie), le retour s'annonce difficile.

Mon cabas semble peser des tonnes, je compte mentalement " allez encore un pas, puis un autre", c'est ma technique pour y arriver. Mes jambes sont raides et la gauche (c'est toujours celle de gauche) semble se dérober. " Lève la tête, regarde devant toi, Allez pense à autre chose, oublie tes douleurs.... allez encore un pas, tu y es presque".
Je fais plusieurs arrêts, plus que 50 mètres.
Qui je vois qui arrive dans le sens opposé ? Un voisin, plus de 80 ans, vif et alerte comme un pinson.

Je suis obligée de m'arrêter pour lui serrer la main. " Aïe mes phalanges !", je ne dis rien, je souris.
-"Bonjour, Monsieur S."
- "Ah, bonjour, on a été faire des courses. Comment ca va" ?
-" Ca va ( gros mensonge). Et vous ?"
-"Ben oui, écoutez, ca va, mais dîtes-moi, vous avez l'air fatiguée ?"
-" non, ... oui, peut-être un peu".
Son visage devient plus grave et là, je sens quelle tournure va prendre cette conversation de politesse :
"-Ah, ma pauvre, à votre âge, vous n'avez vraiment pas de chance...."
-"C'est comme ca. Je dois y aller Monsieur S., vous donnerez le bonjour à votre épouse de ma part.

Par cette pirouette de "j'ai des choses à faire"(plus vague on ne peut pas), j'ai réussi à mettre fin à cette conversation qui prenait l'allure de compassion.

"Oui, OK, d'accord, j'ai pas de chance, oui, je sais, mais arrêtez ca ! "
J'ai repris mon chemin pour terminer l'épreuve sportive du jour . Allez, plus que 50 mètres !
"C'est qu'il m'a bousillé ma journée, Monsieur S., pourquoi les gens se sentent-ils obligés de compatir ? ca m'agace !"

La tête haute, malgré les douleurs, j'ai réussi mon parcours du combattant. Je suis fière de moi !

***********************
Mince 11H00 déjà, je dois téléphoner mais je n'ai qu'une envie : aller me reposer.
J'opte pour le téléphone, mauvais choix car je suis en train de grappiller du temps sur le temps de repos que m'impose mon corps.
Toute l'après-midi, des paresthésies fortes, tellement fortes que je ne peux plus penser ou réfléchir, mon cerveau s'est mis en veille, je fais les choses comme un robot ou un automate.

Ma fille aînée me parle, m'explique des options pour l'année de troisième. Je l'entends mais je suis incapable de comprendre, de discerner, de juger....

20H25. "Est ce que les poules sont couchées ? " Voilà ce qui me traverse l'esprit car je n'en peux plus, je suis KO.
Pas de télé, pas de film, pas de discussion avec mon mari ou les filles, rien : au lit.

Et là, arrive ce qui arrive certaines nuits. Je rêve, jusque là rien d'extraordinaire, me direz-vous, mais je rêve que fais du sport.
Je suis habillée d'un beau justaucorps et j'ai aux pieds des patins à glace. Je suis à la patinoire.
Ca doit être une compétition car il y a un jury.
Je m'élance sur la glace, je tournoie, je lève les bras, ...
Je tente d'être gracieuse, agile et souple dans mes salto et autres figures de styles.
Mais j'ai mal, très mal...
J'essaie de faire bonne mine et de montrer au jury toute ma prouesse.
Je continue à glisser sur la place, mais mes genoux n'en peuvent plus, mes bras sont déjà fatigués, ma nuque est raide....

Je me réveille, j'ai très mal, et merde, une crise dès le réveil !

Si des psychanalystes analysent mon rêve, ils diront :
"- Ce rêve montre qu'enfant vous auriez voulu faire du patinage artistique" .
D'autres, plus Freudien, chercheront un lien quelconque : enfance, libido....

Mais non, vous vous trompez chers Docteurs!
Quand j'ai mal la nuit, j'extériorise mes douleurs dans mes rêves.
Certaines nuits, je fais même du karaté....

Conclusion : n'allez pas patiner la nuit, c'est trop fatiguant le lendemain...


jeudi 22 mai 2008

LA DANSE TRIBALE DES FOURMIS




A mes yeux, il existe 2 variétés de fourmis : les gentilles et les méchantes. Contrairement à toute attente, les gentilles fourmis de la première catégorie sont celles qui se trouvent dans mon jardin. Eh oui, ces chères petites travailleuses profitent des pucerons qui prolifèrent sur les rosiers, ces derniers étant leur vache à lait pour ainsi dire.

Je me surprends toujours à observer les fourmis avec un regard d'enfant.

Non seulement, elles sont travailleuses, laborieuses mais en plus très organisées.

Si l'on met une brindille à travers leur chemin, ce n'est pas grave, elles contournent l'obstacle ou le franchissent. Rien ne les arrête !

Dans leurs ballets incessants de va et vient, elles se croisent, mais jamais de collision comme s'il existait une autoroute des fourmis...
Elles vont, elles viennent jusqu'au point d'entrée de la fourmilière.

Aussi minuscules et insignifiantes soient elles, je les admire pour leur travail.

Je les laisse, tant pis pour mes rosiers, car je sais que dès les coccinelles arriveront, les fourmis iront voir ailleurs...


La seconde catégorie : les méchantes fourmis sont celles qui sévissent au niveau de mon corps (si, si ....)

Elles ont établies 5 camps de base :
un au niveau de la bouche, le 2ème et le 3ème au niveau des orteils et enfin les deux autres à l'extrémité de mes doigts.
Elles possèdent une synchronisation incroyable !

Le camp n°1 donne toujours en premier l'ordre aux bataillons d'avancer et les autres camps font de même..
C'est alors qu'une armée de milliers de fourmis, en rang bien serrés commencent l'invasion de mon corps.

Tout d'abord, elles occupent ma bouche puis mon visage entier.

Une fois que les autres camps ont pris possession de mes pieds et des mains, elles continuent leur invasion occupant chaque cm2.
Imaginez-vous le picotement des millions de pattes sur votre peau, ça pique.

Si ce n'était que ça... mais ces fourmis non contentes de coloniser tout mon corps, portent des torches de feu comme dans les tribus ancestrales.
Et là, elles se mettent à danser, une danse sûrement tribale, touchant par petit à coup chaque nerf de leurs torches enflammées provoquant ainsi des décharges électriques.

Elles parcourent, tout en dansant, tout mon corps , et elles dansent longtemps, très longtemps, elle s'en donnent à coeur joie, jusqu'à épuisement.

Je dois les subir, je ne peux rien faire, je dois attendre ....
Une fois terminé leur rite, chaque camps camp rentre à sa base jusqu'au lendemain.

Voilà pourquoi je considère cette deuxième catégorie de fourmis comme méchante!


















samedi 17 mai 2008

CAPITULATION ET EXIL

Triste constat... je dois me rendre à l'évidence, je me réservais avec orgueil et fierté (quand même) une partie des tâches ménagères. Pour rien au monde, je ne voulais céder sur ce point.
Et là je ne peux plus. En tout cas pas en ce moment.

Ce matin, mon aspirateur m'a toisé, je l'ai fixé en me disant "c'est bon , je vais gagner et je vais te faire morfler !"
Les douleurs et la névralgie font de mon corps une carcasse cassée, courbée.
Je me suis mise à compter le nombre de carreaux de grès, pour tenir le coup.
J'ai réussi à le faire et à terminer, complètement avachie et pâle comme un linge. Comment ? je ne le sais même pas...
Mon mari m'a vu traîné l'aspirateur comme l'on tire une charge pesant des tonnes :
-"tu as l'air complètement HS. Tu aurais dû me laisser faire!"

Oui, je sais. OK, je capitule...cette fois c'est sûr.


Travaux obligent, j'ai dû aller me reposer dans la chambre d'une des filles. Et là, grand moment de réconfort car j'ai été avec délice dans le lit de coin.
Le lit de coin est lit ancien qui était chez ma grand-mère.
Enfant, je me rappelle aller dans la chambre où dormaient mes tantes quand elles étaient petites.
Cette chambre comportait trois lits de coin : trop hauts pour moi avec des édredons et des oreillers qui sentaient bon, et des grandes armoires remplies de linge.
Monter dans un de des lits était une expédition !

Quand je devais aller dormir chez ma grand-mère, c'était une joie pour moi car je savais que je dormirais dans cette chambre qui renfermait tant de souvenirs et d'histoires . Je m'amusais à regarder les vieux cahiers d'école de me tantes, à jouer avec la canne de mon arrière grand-père, à me déguiser.
Sur les trois lits , j'avais mon préféré.

Au décès de ma grand-mère, mon père m'a donné un de ces lits.
Je l'ai traité, décapé, poncé à la main et lasuré avec amour et attention. Je ne me lassais pas de passer ma main sur le bois et de sentir chaque nervure, je le caressais avec fierté. Ce lit me rappelle des bons souvenirs et surtout ma grand-mère.
Ce lit a un âme, une histoire et je me sens bien dedans, blottie sous la couette. C'est comme un refuge, un abris, c'est mon jardin secret...






lundi 5 mai 2008

RETOUR DE MON ESCAPADE

Me voilà revenue depuis 2 jours de mon escapade de 1800 kms ( A/R) dans les Pyrénées.

Que dire ?

J'ai ajouté un peu plus de poids à mon baluchon de fatigue même si les stigmates provoquées par la fatigue sur le visage commencent à s'estomper : joues creusées, pommettes saillantes,regard vitreux...



J'appréhendais le trajet, mais une fois sur l'autoroute, je me suis laissée "tanguée" par le bruit régulier des pneus sur le bitume. J'ai donc "comaté" un bonne partie du voyage. J'essayais de lutter pour garder les yeux ouverts, mais rien à faire. Ma tête vacillait au gré du trajet de la voiture. Mon pauvre mari n'a pu qu'une fois de plus compter sur lui même pour rester vigilant sur la route.
Par moment, j'entr'ouvais les yeux pour apercevoir les panneaux, le noms des villes et le nombre de kilomètres restant encore à parcourir.
Les heures s'égrenaient mais j'avais perdu toute notion de temps : mêmes routes, tout se ressemble !
Le pire c'est de devoir rester assis et d'attendre ... attendre que les kilomètres défilent.


Petit moment de bonheur : après avoir quitté Brest avec une température proche des 13 degrés, quel fut le plaisir de m'allonger un peu au soleil une fois sur place .
Immobile, je me suis laissée caresser par cette douce chaleur, je l'ai laissé prendre possession de mon corps afin qu'elle réchauffe chaque muscle, chaque tendon, chaque articulation.

Il a fallu tenir et j'ai tenu ( merci cortisone) !
Malgré les gros coups de pompe, les douleurs, j'ai tenu !
J'ai réussi plusieurs fois à m'éclipser doucement afin d'aller me "poser", m'isoler prendant quelques instants : loin des regards, loin des conversations...

Maintenant, je dois récupérer , toujours à mon rythme.
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