samedi 29 mars 2008

HYPNOSE ERICKSONIENNE




L'autre jour, je vous ai dis que je pratiquais quotidiennement l'hypnose Ericksonienne.

Je pense que des explications à ce sujet sont utiles.

D'abord, l'hypnose Ericksonienne n'a rien à voir avec l'hypnose de "spectacle: fermez les yeux et maintenant vous dormez !".


Pour vous donner des exemples, quand vous conduisez et qu'au bout d'un moment, vous pensez à autre chose et vous vous demandez ensuite "tient je suis déjà arrivé là" . Pendant ce laps de temps, vous étiez sous hypnose sans le savoir.L'hypnose est un phénomène naturel (prouvé par imagerie médicale pour les sceptiques...).


"C'est un état dans lequel nous nous trouvons régulièrement plusieurs fois par jour suivant un rythme de 90 à 120 mn. Dans cet état notre cerveau et notre esprit fonctionnent différemment de l'état de veille et cela nous permet de faire des choses impossibles à faire autrement. Quand on est dans cet état, on dit que l'on est en transe, ou dans une transe hypnotique.


Il nous arrive d'entrer spontanément en transe hypnotique quand nous regardons un film intéressant, quand nous faisons du jogging, ou quand nous conduisons sur l'autoroute, par exemple. La transe hypnotique est quelque chose de totalement naturelle que, comme monsieur Jourdain, nous connaissons tous sans le savoir. "


"L'hypnose n'est pas le sommeil. Dans la transe légère (voir ci-dessous) utilisée en hypnothérapie, le sujet reste toujours conscient, il entend tout, il comprend tout. Même dans des états plus profonds, alors que la conscience semble ne plus être là, l'esprit inconscient reste toujours actif, il entend et comprend ce que le thérapeute dit et il peut répondre, ce qu'il ne peut pas faire pendant le sommeil.


L'hypnose n'est pas la relaxation. Bien que l'état hypnotique soit généralement perçu comme fort agréable par celui ou celle qui l'expérimente, il est tout à fait possible d'entrer en transe debout, les yeux ouverts, chez le dentiste, ou en souffrant d'une douleur persistante. Il n'est pas nécessaire d'être détendu ou relaxé pour entrer dans l'état de transe, il n'y a rien de commun entre la relaxation et l'état hypnotique. "




LES BIENFAITS DE L'HYPNOSE :

développer l'estime de soi et la confiance en soi,

gérer ses douleurs,

améliorer la qualité du sommeil,

apprendre à gérer son stress,

"guérir" le mal-être indéfinissable, gérer ses tensions comme les émotions ,

évidemment liste non exhaustive....



Vous comprenez donc que l'hypnose Ericksonienne nous aide nous fibromyalgiques.

Je suis très contente d'avoir acquis ces connaissances et de pouvoir maîtriser à mon niveau l'hypnose Ericksonienne.

Evidemment, je n'ai pas le niveau d'un praticien ou thérapeute car jen'ai pas les diplômes mais mon vécu, mes scéances, mon stage, mes lectures me permettent d'avoir une maîtrise pour la gestion de la douleur, la "récupération" d'un peu de forces au quotidien et bien d'autre choses.

J'ai beaucoup plus en confiance en moi.


J'ai eu plusieurs fois la chance d'être en transe hypnotique (toute seule en auto-hypnose chez moi) et c'est un bonheur indéfinissable : une quiétude, un apaisement, c'est tout simplement magique !



jeudi 27 mars 2008

CONFESSIONS

Notre quotidien est rythmé par des habitudes, des petits rites, des manies.
Ne dit-on pas se lever du pied gauche?
La première chose que je fais le matin et sans m'en rendre compte c'est de bouger lentement chaque membre ainsi que la nuque et les doigts. Inconsciemment, je vérifie l'état de mon corps.
Ensuite, selon les raideurs, j'attends tout en continuant de bouger lentement les membres douloureux et mes doigts. C'est mon rituel du matin.

Au petit déjeuner, pendant que mon 1er café chauffe au micro-ondes (et oui, je le prépare toujours la veille par prudence car je ne sais pas si le matin je pourrai le faire,bref...), je vais prendre dans mon tiroir magique mes médicaments.
Et là, s'il existait un concours de prise de médicaments en une seule fois à avaler sans eau, je suis certaine d'être qualifiée ! A croire que mon gosier s'est élargi...(vu la taille des dafalgan 1 gramme par exemple).
Vient ensuite le 2nd café qui lui sert à diluer les médicaments solubles.

Copieux petit- déjeuner, non ?

Ce rituel du matin étant passé, je me force à mettre le nez dehors et il y a les corvées domestiques. Quelle horreur !

Mais mon moment de délectation que je savoure comme si je buvais du petit lait, c'est quand je vais m'allonger pour me reposer.
Ce rituel obéit à des règles bien précises : mise en pyjama, ensuite j'enlève mes lunettes et je m'allonge toujours sur le dos et là je me relaxe, et je m'auto-hypnose.
Et là, vous devez vous dire mais qu'est ce qu'elle nous chante ?
De l'auto-hypnose, c'est quoi ce truc ?

Il s'agit de l'hypnose Ericksonienne qui offre des possibilités incroyables et surtout pour moi la gestion de mes douleurs et de ma fatigue. Ayant fait de la sophrologie, je trouve l'hypnose Ericksonienne bien plus "puissante".
J'ai été initié , au début de ma fibro, par une thérapeute : scéances, stage d'auto-hypnose.
Il parait que j'ai une facilité dans ce domaine. Peut-être grâce à tous les livres que j'ai pu ingurgiter sur l'hypnose, la psychologie, les rapports corps-cerveau, la PNL, la sophro et autre !
J'avais entamé le cursus de praticien en hypnose et ce par le biais des cours à distance mais à cette époque là, j'étais trop "fragile" pour m'y investir totalement. Dommage !

Depuis, j'ai bien rattrapé tout ce temps perdu. Mon mari a été mon cobaye et j'ai continué à lire et surtout à apprendre par les livres, par la gestion de ma fibro.
J'aimerai tellement pouvoir partager mes acquis aux personnes atteintes de maladies chroniques et donc de fibromyalgie.
Mon "rêve" serait de pouvoir exercer en tant que thérapeute spécialisée dans l'aide à la gestion de la douleur.

Il faut bien avoir des rêves, non ?

dimanche 23 mars 2008

ACROBATES ET EQUILIBRISTES



Notre vie et là je parle pour tout le monde est telle celle des acrobates, équilibristes et voltigeurs.
En effet, dès notre plus jeune âge, nous devons réussir des épreuves : celle d'être propre afin d'être la fierté de nos mères qui peuvent alors s'exclamer devant leur entourage "Oh, il n'a que 13 mois et il est déjà propre, il a compris popo....".

Vient ensuite l'apprentissage de la lecture et de l'écrit, nous devons alors jongler entre les syllabes, les consonnes, les sons et sans faire tomber aucune de ces balles. Pour ceux qui font tomber leurs balles à plusieurs reprises, les réprimandes sont là. Ils se retrouvent alors tête baissée, rouge de honte devant leurs parents et l'instituteur.
Ces parents qui les mettaient sur un piedestal et du coup voient leur petit monde idyllique s'écrouler à cause de leur progéniture" Vous êtes sûr qu'il a du mal? mais à la maison, il se débrouille parfaitement...".

Viennent ensuite les études, l'apprentissage de la vie sociale et professionnelle.

Durant ces périodes, on hésite, et puis on se lance dans le vide en pensant très fort pouvoir réussir à rattraper la balancelle qui à nos yeux se trouve à ces centaines de mètres. On sait que le filet est là en cas chute, mais c'est tellement mieux d'y parvenir du premier coup sans tomber.

Et quand on regarde certains, les yeux plein d'étoiles, émerveillé par leurs performances, on est ébloui. Toute leur vie semble si facile : des voltiges gracieuses, élégantes et pourtant si compliquées, et jamais de chute, ni d'hésitation.

Vient le temps où il faut savoir tel un funambule trouver l'équilibre sur le fil. Cet équilibre si fragile et si dur à maintenir. Et si on hésite, si on se penche un peu trop, on tombe. Heureusement, le filet est là pour nous récupérer et on remonte à l'échelle

Nous, nous sommes des équilibristes, des voltigeurs qui à un moment ont chuté mais sauf que le filet n'était pas présent. Pourquoi? Comment ?

Notre corps semble cassé, meurtri. Tant bien que mal, on essaie de se relever mais il faut souvent s'y prendre à plusieurs reprises pour se remettre debout. Et là, on vacille : notre corps nous fait trop mal.

On s'aide comme on peut pour faire quelques pas et on continue à regarder, mais d'en bas, ceux qui voltigent avec légèreté et grâce.

On remonte à l'échelle pour reprendre le fil de la vie de funambule avec un peu plus de poids de chaque côté de la barre. Ce poids ce sont nos douleurs physiques, notre différence.

Il y en a qui prennent le temps de nous aider, de nous réconforter, de nous donner des conseils pour avancer d'un pas un peu plus sûr.

Et là, je suis contente car j'ai enfin réussi depuis plusieurs mois à trouver mon équilibre. Certes, il est fragile mais tellement précieux.

J'ai diminué fortement certains antalgiques. Les douleurs sont là mais j'arrive à mieux les gérer par "le détachement du corps" quand il est tout endolori.

Et vous mes chers lecteurs, avec tant de personnes (ma famille surtout et principalement) et une multitude de petites choses vous contribuez à votre façon à cet équilibre.

Je peux enfin dire que j'arrive à vivre avec la fibromyalgie !





mardi 18 mars 2008

LIVRES TRAITANT DE LA FIBROMYALGIE




Nombreux sont les médecins qui ont écrit des ouvrages sur le fibromyalgie.

Eh oui, nous avons été étudié à la loupe tels des insectes au microscope.


Les premiers à nous avoir étudié parlaient de nous en terme psychiatrique. Puis heureusement, des rhumatoloques, des chercheurs se sont intéressés à nous. Ce qui a permis d'éloigner la camisole...et l'internement en psy.


Fort de leurs expériences en tant que médecins pour certains, ils nous livrent des constats, des fondements, des hypothèses, et il est parfois assez dur de s'y retrouver tant certains avis divergent.

On peut se retrouver perdu dans ce labyrinthe médical où les explications et les hypothèses les plus farfelues nous sont décrites !

Vous tapez "livres fibromyalgie" sur votre moteur de recherche et là un nombre impressionnant de résultats apparaît. Je suppose que comme moi vous l'avez fait à de nombreuses reprises et que vous avez du vous laisser tenter également par l'achat du livre.

Internet nous permettant de commander en ligne et de se faire livrer qques jours plus tard, la tentation est grande.

Aussi, ma bibiliothèque comporte une petit dizaine de livres sur la fibromyalgie et dès qu'un nouveau livre est publié sur le sujet, c'est rare que je ne l'achète pas.

Est ce que ces livres m'ont apporté qque chose ? M'ont-ils aidé à mieux comprendre la maladie? à la vivre ?

Ce sont là les questions qu'il faut se poser.

Pour y répondre :
certaines de mes lectures m'ont permis de mieux appréhender la maladie mais aucune ne m'a donné de "solutions miracles" ou l'explication de l'origine de la maladie. Cette explication que nous attendons tous.

S'agit-il une défaillance de notre corps par rapport à notre environnement?
Sûrement.

Quels sont les impacts du stress, des intoxications au mercure et au plomb ???

Aucun livre ne donne la solution mais sa version.
























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