samedi 3 décembre 2016

Kate Moses - Froidure

Editeur : Collection Petit Quai Voltaire, La Table Ronde - Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anouk Neuhoff - Date de parution : Octobre 2016 (1ère parution 2004) - 384 pages aimées.

Décembre 1962, Sylvia Plath au courant de l'infidélité de son mari Ted Hugues a quitté le domicile conjugal pour vivre désormais à Londres avec ses deux enfants Frieda et Nicholas.
Dans la postface, Kate Moses mentionne et détaille les sources qui lui ont servi à écrire ce livre. Elle est donc au plus près de la vie de la poétesse Sylvia Plath sur cette période. Sylvia Plath est une femme meurtrie et seule. Alors que Noël approche, elle tente d'écrire, de s'occuper de ses enfants encore petits et des tâches domestiques.
Avec une écriture gracieuse,  sensible, dotée d'une pointe de lyrisme, l'auteure nous décrit les différents états d'esprits de Sylvia Plath, ses projets, son bonheur d'avoir ses enfants tout comme les moments où elle se laisse gagner par la tristesse.
Entremêlant judicieusement les souvenirs heureux du passé avec Ted, ce texte sonde merveilleusement la vie de Sylvia Plath.

Les descriptions du jardin, des petits bonheurs éprouvés par la jeune femme sont autant de touches lumineuses qui forment un très bel hommage à Sylvia Plath.

jeudi 1 décembre 2016

Pas aimés et des abandons

Depuis plus d'une semaine, j'accumule les abandons et les déceptions. Pas de chance.


Éditeur : Le Livre de Poche - Date de parution : Novembre 2016 - 224 pages.
Louise et Ludovic, un couple de trentenaires, partent en bateau pour un long voyage. Alors qu'ils font escale sur une île interdite, il s'y retrouvent coincés (leur bateau a disparu) et sans moyen de communication. Ils survivent comme ils le peuvent dans une nature où seuls les otaries et les manchots sont source de nourriture. Le couple est mis à l'épreuve alors que les mois passent. Après une première partie où j'ai trouvé que le style de l'auteure n'était pas à la hauteur, la deuxième partie comme parachutée m'a laissée dubitative.


Éditeur : Gallmeister - Date de parution : Octobre 2016 - 280 pages
Caitlin âgée de douze ans vit seule avec sa mère qui trime financièrement pour l'élever (elle travaille sur les docks). Après l'école, le plaisir de Caitlin est l'aller regarde les poissons à l'aquarium et c'est là, qu'elle fait la connaissance d'un vieux monsieur.   Pas la peine de tourner autour du pot, on devine très facilement son identité . Sa mère  mère ne veut pas  que sa fille le revoit. Avec des passages où la violence ( de différentes formes) sous jacente explose et donne lieu à des scènes très bien décrites et oppressantes, je n'ai pas été convaincue par ce livre où la fin est très (trop) conventionnelle (de la part de David Vann , c'est étonnant).


Éditeur : Folio - Date de parution : Octobre 2016 - 256 pages 
Impossible de m'attacher au récit de quelques uns des enfants de la famille Cardinal (21 enfants au total)  devenus adultes et ce, au Québec.
La linéarité de ton dans les points de vue exprimés a lourdement pesé dans mon abandon.

Éditeur : Albin Michel - Date de parution : Août 2016 - 350 pages
1942. Avant de partir combattre dans les troupes aériennes, Frankie retourne dans le Minnesota où ses parents passent chaque été et emploient de jeunes indiennes. De l'autre coté du fleuve, se  trouve un camp de prisonniers allemands dont un vient juste de s'échapper. Frankie décide de partir à sa recherche  mais un drame survient.
J'ai été très rapidement gagnée par l'ennui tant l'auteur prend son temps et les descriptions des bombardiers m'ont été fatales.

jeudi 24 novembre 2016

Stewart O'Nan - Des anges dans la neige

Éditeur : Editions de L'Olivier - Traduit de l'anglais (États-Unis) par Suzanne V. Mayoux - Date de parution - Août 2016 (1ère parution : 1997) - 288 pages sensibles et attachantes. 

1974, Pennsylvanie, Snow Angels. Tandis qu’Arthur quatorze ans participe à une répétition de fanfare de l’école, un coup de feu déchire le silence. Annie Marchand séparée de son mari Glenn vient d’être tuée. Quinze plus tard, Arthur ne peut s’empêcher d’y repenser comme à chaque fois quand il vient voir sa mère. Annie était leur voisine mais aussi sa baby-sitter quand il était plus petit. Une autre époque où ses parents étaient heureux.

Arthur l’adolescent mal dans sa peau s’adonne à la fumette pour encaisser sa nouvelle vie : son père parti, la maison vendue alors qu'il connaît son premier grand amour.
Tout allait bien pour Annie et Glenn  jusqu'au jour où lui s'est retrouvé sans travail. La goutte d’eau pour elle fatiguée de son boulot de serveuse et de s’occuper de leur fille.  Glenn s'est  réfugié dans la religion et dans l'alcool pour s'échouer  un peu plus.  En vain. Tout comme il tente de reconstruire sa famille.

Indéniablement cet auteur possède ce talent à narrer ses vies ordinaires. Il sait attirer notre attention et nous entrer dans l’intimité de ses personnages qui nous semblent si proches. Des vies qui basculent, qui se déchirent décrites avec une humanité et une empathie qu’on a mal avec eux, que forcement on s’attache à eux.
Sans jamais verser dans le pathos ou dans un apitoiement quelconque, Steward O’Nan fait preuve de sensibilité et de justesse. 

Dans les bacs de la rentrée littéraire, il y avait bien deux livres de Steward O’Nan (l'autre étant Deniers feux sur Sunseet) mais ce roman paru en  août est en fait son premier roman.

Je n’aime pas retourner chez nous. Cela m’empêche de cultiver la nostalgie, qui est dans ma nature.

Lu du même auteur : Chanson pour l'absente - Emily - Les joueurs - Nos plus beaux souvenirs - Un mal qui répand la terreur

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